Coronavirus : Paris, Lyon, Lille et Grenoble devraient échapper à de nouvelles restrictions sanitaires

Les élus ont toutefois reconnu l'urgence de la situation et la nécessité de réagir pour éviter que ces situations ne s'aggravent davantage, ont indiqué des sources proches du dossier à France Télévisions.

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Le Premier ministre Jean Castex, le 29 septembre 2020 à l'Assemblée nationale, à Paris. (MAXPPP)

Paris, Lyon, Lille et Grenoble en sursis. Les grandes métropoles s'acheminent vers un statu quo dans les mesures prises pour tenter d'endiguer l'épidémie de Covid-19, le temps d'évaluer leur efficacité, a appris France Télévisions de sources proches du dossier, jeudi 1er octobre. Le ministre de la Santé Olivier Véran devrait confirmer que les métropoles actuellement placées en "zone renforcée" ne font pas l'objet de nouvelles restrictions lors de son point hebdomadaire sur la situation épidémique dans le pays, prévu à 18 heures.

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"Ce soir est encore un peu tôt pour annoncer des modifications de classement des métropoles", a indiqué à l'AFP l'entourage de Jean Castex, qui rencontrait dans la matinée les maires de ces grandes villes. "Sauf dégradation très abrupte des indicateurs, on doit laisser un peu de temps entre les premières mesures prises la semaine dernière, entrées en vigueur il y a 4-5 jours, et l'observation des effets."

Chacun des entretiens avec le Premier ministre a fait d'abord l'objet d'un partage des données épidémiologiques locales. Les élus ont reconnu l'urgence de la situation et la nécessité de réagir pour éviter que ces situations ne s'aggravent davantage, ont indiqué des sources proches du dossier à France Télévisions.

"Voir si les mesures portent leurs fruits"

"Nous avons demandé au Premier ministre, qui l'a accepté, de nous laisser 15 jours à partir de samedi dernier, c'est-à-dire encore 10 jours, pour vérifier si les mesures qui avaient été prises par le gouvernement, notamment les fermetures à 22 heures pour les bars, pour voir si elles portent leurs fruits", a déclaré Martine Aubry, la maire de Lille, à sa sortie de Matignon.

"On a été entendus sur le fait qu'il fallait arrêter les changements de pied incessants et se poser pour toutes les deux semaines évaluer les mesures", a confirmé Bruno Bernard, le président de la métropole de Lyon. Le maire de la ville, Grégory Doucet, a relevé que le Premier ministre avait "réaffirmé la nécessité d'avoir un travail partenarial", une semaine après une fronde d'élus locaux à Aix et Marseille.

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