Coronavirus : "Nous avions repéré un stock de masques mais nous n'avons pas réussi à l'acheter parce que d'autres" ont surenchéri, explique Valérie Pécresse

La présidente d'Île-de-France raconte comment la recherche de masques s'est transformée en une "chasse au trésor mondiale" et comment la communauté chinoise en France a aidé.

Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France, était l\'invitée de franceinfo, mardi 19 novembre.
Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France, était l'invitée de franceinfo, mardi 19 novembre. (FRANCEINFO / RADIOFRANCE)

Depuis dix jours, les collectivités sont autorisées à commander des masques sans passer par le gouvernement. "C'est une véritable chasse au trésor mondiale, tous les pays cherchent des masques. Nous avions repéré un stock mais nous n'avons pas réussi à l'acheter parce que d'autres ont été prêts à payer trois fois le prix du marché pour les avoir, ce que nous ne pouvons pas faire", a expliqué sur franceinfo Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France, vendredi 3 avril. "Ils ont payé sans voir la qualité des masques, ce que je ne peux pas faire", a-t-elle défendu.

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La région Île-de-France a commandé 20 millions de masques en Chine. "Je me suis battue pour faire venir des millions de masques, cinq millions sont arrivés hier", a annoncé Valérie Pécresse. La présidente de la région Île-de-France a été aidée par la communauté chinoise en France à qui elle avait apporté son soutien lors des attaques racistes à son encontre au moment de l'épidémie de Covid-19 en Chine au mois de janvier : "Ils m'ont aidée à trouver des usines en Chine, des usines fiables, des usines qui nous ont livré 6,5 millions de masques que j'ai pu répartir depuis 10 jours sur tout le territoire régional".

"Jusqu'à 800 000 euros d'aides" pour ceux qui s'engagent dans l'"effort de guerre"

Le groupe japonais Iris Ohyama, leader mondial dans les boîtes de rangement en plastique, est prêt à s'engager et à relocaliser un établissement en Seine-et-Marne, à Lieusaint, "pour fabriquer des masques en France". Valérie Pécresse est sûre qu'après la crise du coronavirus, "les Français porteront plus de masques pour se protéger. Je me suis engagée sur le fait que si leur usine s'implantait en Ile-de-France ce serait rentable".

Pour les entreprises qui s'investissent pour aider pendant cette épidémie, "nous avons mis en place une aide qui peut aller jusqu'à 800 000 euros. C'est une aide en investissement pour permettre à tous ceux qui transforment leurs usines en ce moment pour assurer la sécurité de leurs salariés. Tous ceux qui veulent s'engager dans l'effort de guerre, la production de masques, de gel, de blouses, peuvent demander cette aide à la région."