Coronavirus : ne pas respecter le confinement coûte cher

La France a vécu mercredi 18 mars son deuxième jour de confinement pour endiguer le coronavirus. Plus de 4 000 amendes ont été dressées pour sorties non valables. 

franceinfo

Dans les rues de Paris mercredi 18 mars, des barrages et contrôles. Depuis mardi midi, interdiction formelle de quitter son domicile sans motif valable ou attestation sur l’honneur. Après la tolérance et la pédagogie, mercredi matin, les forces de l’ordre verbalisent toute personne dans l’incapacité de justifier son déplacement dans le cadre du confinement pour éviter la propagation du Covid-19. "Dans le cadre du confinement national, vous n’avez pas, sans raison exceptionnelle, alors que vous habitez Massy-Palaiseau (Essonne), à vous trouver sur Paris", réprimande un policier.

Amende de 135 euros

"Je comprends qu’il y ait des amendes pour ceux qui sortent sans autorisation, mais après, juste parce que je n’ai pas imprimé un des documents, je ne comprends pas", se désole un cycliste, également verbalisé. Sortir sans motif valable est désormais passible d’une amende de 135 euros majorée jusqu’à 375 euros. De Caen (Calvados) à Lille (Nord), en passant par Grenoble (Isère), sur tout le territoire, les opérations de contrôle se multiplient. À Nice (Alpes-Maritimes), sur la promenade des Anglais, loin d’être déserte, les policiers interpellent également les piétons. Un passant a bien rempli son autorisation de sortie, mais il se promène trop loin de son domicile : il est immédiatement verbalisé. "On n’a plus de travail, on a la maladie et vous faites les méchants", s’insurge-t-il. Face à l’affluence des promeneurs, la préfecture pourrait fermer la promenade des Anglais.

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