Coronavirus : les pharmacies vont pouvoir fabriquer leur propre gel hydroalcoolique

Le gouvernement souhaite ainsi pallier aux nombreuses ruptures de stock dans les pharmacies.

Une devanture de pharmacie en rupture de masques et de gel hydroalcoolique, le 5 mars 2020 à Toulouse.
Une devanture de pharmacie en rupture de masques et de gel hydroalcoolique, le 5 mars 2020 à Toulouse. (ALAIN PITTON / NURPHOTO / AFP)

Les pharmaciens vont pouvoir produire eux-mêmes du gel hydroalcoolique qui sert à se désinfecter les mains, a annoncé le ministre de la Santé, Olivier Véran, à l'issue d'une réunion interministérielle organisée au ministère de la Santé, vendredi 6 mars. Un arrêté en ce sens a été signé par le ministre, a-t-il indiqué.

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Le gouvernement cherche ainsi à répondre à la demande importante liée à l'épidémie provoquée par le coronavirus Covid-19. "Les représentants du secteur nous disent être capables de produire jusqu'à deux millions de doses par jour", a-t-il poursuivi. Selon lui, cette autorisation s'accompagnera "d'un contrôle des prix".

Les ventes des gels hydroalcooliques, dont l'usage est fortement recommandé pour désinfecter les mains et éviter l'infection au Covid-19, se sont récemment envolées en raison des craintes que suscite le virus et il commence à être difficile d'en trouver notamment dans certaines pharmacies parisiennes.

Les prix plafonnés

Un décret encadrant les prix de vente de ces gels a été publié vendredi au Journal officiel. Ce décret, qui s'applique jusqu'au 31 mai, limite à 3 euros les 100 ml le prix des gels hydroalcooliques destinés à l'hygiène corporelle. Les flacons de 50 ml sont eux plafonnés à 2 euros le flacon et ceux de 300 ml à 5 euros. Le ministre de l'Economie "peut modifier par arrêté" ces prix maximum imposés afin de "tenir compte de l'évolution de la situation du marché constatée sur tout ou partie du territoire", précise le texte.

Selon la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF), qui avait demandé cette autorisation de fabriquer du gel, la plupart des pharmacies sont actuellement en rupture de stock. Celles qui disposaient encore de produits hydroalcooliques, acquis à des tarifs supérieurs au prix de vente désormais en vigueur, pourront demander à être indemnisés pour les ventes à perte générées par l'encadrement des tarifs, ajoute la FSPF.