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Coronavirus : "Les personnes asymptomatiques, notamment les enfants, contribuent peu à la dynamique de l’épidémie", explique un épidémiologiste

Ce sont ceux qui montrent les premiers signes et les personnes malades qui véhiculent le plus le coronavirus, précise le Dr Pascal Crépey, épidémiologiste et enseignant-chercheur à l’École des hautes études en santé publique de Rennes.

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Radio France
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Connaissance du coronavirus : "La science avance", affirme un chercheur de Rennes. (SEBASTIEN JARRY / MAXPPP)

"Les dernières études tendent à montrer que les personnes asymptomatiques, qui n’ont aucun symptôme et n’en auront jamais", comme c’est le cas pour beaucoup d’enfants atteints par le Covid-19, "contribuent relativement peu à la dynamique de l’épidémie", assure mardi 14 avril sur franceinfo le Dr Pascal Crépey, épidémiologiste et enseignant-chercheur à l’École des hautes études en santé publique de Rennes.

Emmanuel Macron a annoncé la veille que "toute personne ayant un symptôme" devait "pouvoir être testée" à partir du 11 mai. Une position incomprise par le président du syndicat de médecins UFML (Union française pour une médecine Libre) Jérôme Marty qui estimait mardi matin sur franceinfo qu'il faudrait en priorité dépister les personnes "asymptomatiques".

"La science avance. On ne le savait pas, ne serait-ce qu’un mois auparavant", note le Dr Pascal Crépey.

Les gens qui contribuent vraiment à la dynamique de l’épidémie, ce sont les personnes présymptomatiques, qui vont développer des symptômes, et les personnes malades. 

Dr Pascal Crépey, épidémiologiste et enseignant-chercheur

à franceinfo

Cela va à l’encontre de l’idée que les enfants développent peu de symptômes mais sont très contagieux. Une supposition expliquée par le Dr Pascal Crépey : "L’argument initial sur les enfants, c’était que ce coronavirus se comportait un peu comme une grippe. Et on sait que les enfants sont de forts transmetteurs de ce genre de virus respiratoires tels que la grippe. On s’aperçoit maintenant que ce coronavirus ne se comporte pas exactement de la même façon".

Le président de la République a annoncé lundi dans sa quatrième allocution consacrée à la crise sanitaire que les enfants, les collégiens et les lycéens retourneront à l'école à partir du 11 mai, "par petits groupes" et "pas tous au même moment", a précisé mardi le ministre de l'Éducation, Jean-Michel Blanquer. La nouvelle inquiète les syndicats d'enseignants qui estiment que les garanties ne sont pas au rendez-vous.

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