Distribution de masques à tous les Français : "Pourquoi attendre encore un mois ?", demande le médecin Jérôme Marty

"On n'est pas un pays en voie de développement", s'exaspère Jérôme Marty, président du syndicat de médecins UFML qui ne comprend pas pourquoi le masque n'a pas été imposé il y a un mois déjà, et pourquoi il faut encore attendre un mois.

Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Jérôme Marty, président du syndicat de médecins UFML (Union française pour une médecine Libre). (LP/AUR?LIE LADET / MAXPPP)

Dans sa quatrième allocution aux Français, Emmanuel Macron a annoncé à partir du 11 mai la distribution de masques en "lien avec les maires" et "à chaque Français" pour se protéger et protéger les autres contre le coronavirus. "Pourquoi attendre encore un mois ?", demande mardi 14 avril sur franceinfo, Jérôme Marty, président du syndicat de médecins UFML (Union française pour une médecine Libre). Pour le docteur, le port du masque obligatoire arrive trop tard, "c'est incontestable".

>> Les dernières informations sur la pandémie de coronavirus dans notre direct.

"Ça fait plus d'un mois qu'on sait qu'il faut masquer la population dans tous les domaines de la vie où on doit rompre la distanciation sociale, s'exclame Jérôme Marty. Le questionnement que l'on peut avoir, c'est pourquoi attendre encore un mois alors même qu'il continue d'y avoir une transmission de cette pathologie ?" Pour le médecin, l'urgence aujourd'hui est "d'accélérer les choses pour qu'on puisse enfin protéger la population, non seulement dans les transports en commun, mais aussi dans les cellules familiales".

Il faut dépister les "asymptomatiques"

Pour le président de l'UFML, cette urgence à produire et à distribuer des masques en France doit aussi être adoptée pour produire des tests de dépistage au Covid-19. "On n'est pas un pays en voie de développement", lance le médecin, pourtant "on voit qu'il manque encore des réactifs comme des écouvillons". Contrairement à la volonté du président de la République, pour Jérôme Marty, il faudra en priorité dépister les personnes "asymptomatiques", celles qui ne présentent pas de symptôme, puisqu'au mois de mai, "la grippe aura disparu". Toute personne présentant des symptômes sera forcément atteinte par le Covid-19, d'après le président du syndicat de médecins. Il appelle à ne pas perdre l'enjeu de vue :

C'est une catastrophe nationale, avec plusieurs centaines de morts par jour. Je rappelle que tous les jours, c'est comme si un A380 se crashait en France.

 Jérôme Marty, président du syndicat de médecins UFML

à franceinfo

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.