Coronavirus : les Etats-Unis renoncent à priver de visa les étudiants étrangers contraints de suivre leurs cours à distance

Face au risque d'expulsion de milliers d'étudiants, les universités Harvard et MIT avaient demandé en justice le blocage de cette décision.

Des étudiants de Harvard assis sur une pelouse, le 28 mai 2020, à Cambridge (Massachusetts).
Des étudiants de Harvard assis sur une pelouse, le 28 mai 2020, à Cambridge (Massachusetts). (BRIAN SNYDER / REUTERS)

Les Etats-Unis renoncent à priver de visas les étudiants étrangers dont les cours resteraient virtuels à la rentrée universitaire pour cause de pandémie. La décision, controversée, avait été attaquée en justice par deux universités prestigieuses, avec le soutien de nombreuses autres universités, syndicats d'enseignants et près de 20 Etats américains. "Les parties sont arrivées à une solution (...) le gouvernement a accepté d'annuler la décision", a annoncé une juge fédérale, mardi 14 juillet.

Les universités Harvard et MIT avaient demandé le blocage d'une décision qu'ils qualifiaient d'"arbitraire et capricieuse". Selon eux, cette dernière visait à "forcer les universités à reprendre l'enseignement en présentiel", au mépris des risques sanitaires encourus alors que la pandémie continue de progresser aux Etats-Unis.

Des milliers d'étudiants risquaient d'être expulsés, alors que de nombreux Etats ont dû réinstaurer des mesures de confinement dans l'espoir de l'endiguer. Le président Donald Trump, qui joue sa réélection en novembre en partie sur la relance de l'économie américaine, ne cesse d'appeler à la réouverture des établissements scolaires à la rentrée.