Coronavirus : les députés communistes veulent bien "jouer le jeu de l'unité nationale", mais relaieront "les inquiétudes de nos concitoyens"

Stéphane Peu, député communiste de Seine-Saint-Denis, participant à la mission d’information de l’Assemblée nationale sur la crise du coronavirus mercredi 1er avril, dit vouloir faire entendre "la souffrance" des personnels soignants.

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Radio France
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Stéphane Peu, député communiste de Seine-Saint-Denis, représentera le groupe Gauche démocratique et républicaine au sein de la mission d’information de l’Assemblée nationale sur la crise du coronavirus, mercredi 1er avril. (PHILIPPE LOPEZ / AFP)

"Nous voulons bien jouer le jeu de l'unité nationale, mais l'unité nationale ne veut pas dire ne pas relayer les inquiétudes de nos concitoyens", a déclaré, sur franceinfo Stéphane Peu, député communiste de Seine-Saint-Denis, qui représentera le groupe Gauche démocratique et républicaine au sein de la mission d’information sur le coronavirus de l’Assemblée nationale, mercredi 1er avril. Stéphane Peu remplacera son collègue André Chassaigne, atteint par le Covid-19. Ce dernier "est sorti de l'hôpital" et "se remet".

La "souffrance" de l'hôpital public

"L'unité nationale ne veut pas dire ne pas relayer les inquiétudes de nos concitoyens, ne pas obtenir de réponse à des préoccupations qui sont fortes (…) ne pas entendre aussi la souffrance des gens dans l'hôpital public qui font face avec courage, mais ne se sentent pour autant pas toujours entendus", a déclaré Stéphane Peu. Il a notamment l'intention d'interroger les ministres sur la saturation des hôpitaux, particulièrement en Seine-Saint-Denis, sur le chômage partiel et sur l'inégalité d'accès à l'enseignement pour les élèves.

Pour autant, le député communiste affirme qu'"il ne s'agit pas pour nous d'engager des polémiques politiques. Cette mission se transformera en commission d'enquête après la sortie de l'état d'urgence sanitaire. Et on aura beaucoup de choses à dire et des comptes à demander au gouvernement sur la gestion de cette crise, et sur les ruptures politiques qu'il entend opérer avec ce qui a quand même affaibli notre pays pour faire face à cette crise. Je pense notamment à la sourde oreille qu'a faite ce gouvernement aux demandes répétées depuis des mois des agents hospitaliers, des médecins, des infirmières, des aides-soignants."

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