Coronavirus : le trafic aérien en Europe a chuté de 90% comparé à il y a un an

"Nous estimons à présent à 55% la baisse de la demande des passagers européens" en 2020 par rapport à 2019, selon l'Association internationale du transport aérien.

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Les avions cloués au sol à l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, le 16 avril 2020.  (YANN CASTANIER / HANS LUCAS / AFP)

Le trafic aérien actuel représente seulement 10% de son niveau d'il y a un an en Europe où, comme partout dans le monde, les avions sont cloués au sol par la crise du coronavirus, a annoncé jeudi 23 avril l'Association internationale du transport aérien (Iata). "Nous estimons à présent à 55% la baisse de la demande des passagers européens" en 2020 par rapport à 2019, a commenté Rafael Schvartzman, vice-président de l'Iata chargé de l'Europe. Il constate que "la situation économique de l'industrie [aérienne] continuait à se dégrader".

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La perte en chiffre d'affaires pour les compagnies aériennes européennes en 2020 est estimée à 89 milliards de dollars (environ 82 milliards d'euros), en augmentation de 13 milliards de dollars par rapport à une précédente évaluation il y a un mois. Il y a un peu plus d'une semaine, au niveau mondial, l'organisation qui regroupe 290 compagnies aériennes avait chiffré à 314 milliards de dollars la baisse du chiffre d'affaires des compagnies aériennes en 2020, soit une chute de 55% par rapport aux revenus de 2019.

6,7 millions d'emplois sont menacés

"Il est clair que les perspectives pour les compagnies aériennes européennes deviennent plus désespérées", a poursuivi Rafael Schvartzman, ajoutant que 6,7 millions d'emplois étaient menacés sur le continent. Les estimations de l'Iata sont basées sur un scénario de trois mois de restrictions de circulation sévères suivis d'une levée progressive sur les réseaux intérieurs, puis sur les liaisons continentales et enfin intercontinentales.

"Il est essentiel que les gouvernements agissent vite pour minimiser les dommages économiques. En priorité, il devrait y avoir un soutien financier direct, des prêts et des allègements de taxes", selon l'Iata. En outre, les compagnies "supportent toujours en Europe le poids de 10 milliards de dollars pour le remboursement de vols annulés en raison des restrictions de déplacements" alors que leurs caisses se vident, a ajouté Rafael Schvartzman.

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