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Coronavirus : "Le ministre de l’Intérieur refuse que nous portions des masques alors qu’on commence à avoir du matériel", dénonce Unité SGP Police FO

Pour Yves Lefebvre, les forces de l'ordre chargées de faire respecter le confinement "font preuve d’un courage à toute épreuve parce qu’ils ont un ministre de tutelle qui ne les autorise pas à porter systématiquement le masque".

Article rédigé par franceinfo
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Un policier contrôle les attestations des automobilistes à Lille, le 3 avril 2020 (photo d'illustration). (DENIS CHARLET / AFP)

"Le ministre de l’Intérieur refuse que nous portions des masques alors qu’on commence à avoir du matériel", a déploré le secrétaire général d’Unité SGP Police FO Yves Lefebvre, samedi 11 avril sur franceinfo. En première ligne pour faire respecter le confinement, les forces de l'ordre se plaignent d'un manque de matériel, en particulier de masques, pour se protéger de l'épidémie de coronavirus. "Il y a toujours autant de contrôles, sans pour autant de changement de doctrine du ministère de l’Intérieur pour protéger ses policiers", a expliqué le syndicaliste.

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Pour Yves Lefebvre, "on est aujourd’hui sur un déploiement in fine d’environ 75 000 policiers et gendarmes qui font preuve d’un courage à tout épreuve parce qu’ils ont un ministre de tutelle qui ne les autorise pas à porter systématiquement le masque."

"Sous la barre des 10% de verbalisations" à Paris

Le policier a également fait le point sur ces contrôles : "Il y a moins de verbalisations, notamment sur Paris où on a recensé en 24 heures environ 4 000 verbalisations sur 54 000 contrôles. Donc on est nettement passé sous la barre des 10% de verbalisations." "Il y a des tentatives de départs" en vacances pour ce week-end de Pâques, a confirmé Yves Lefebvre, "mais c’est toujours difficile pour nos collègues de terrain de vérifier l’authenticité de la déclaration".

Il a également affirmé que les forces de l’ordre pouvaient, à l’occasion de ces contrôles, demander des documents justificatifs en plus de l’attestation de déplacement dérogatoire, et notamment en ce qui concerne les déplacements liés aux gardes d’enfants pour les couples séparés. Le syndicaliste a indiqué que les Français concernés devaient montrer "le livret de famille démontrant le divorce ou un acte montrant pourquoi pas la séparation du Pacs ou une attestation des services de justice démontrant la garde alternée".

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