Coronavirus : le chômage partiel va "coûter 8 milliards d'euros sur les deux mois qui viennent", annonce Bruno Le Maire

"Il ne doit pas y avoir de licenciement", a rappelé le ministre de l'Économie jeudi 19 mars sur France Inter.

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Radio France
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Le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, interrogé sur les conséquences de l'épidémie du coronavirus, sur France Inter, le 9 mars.  (CAPTURE D'ECRAN FRANCEINFO)

"Nous avons prévu des mesures de chômage massives qui vont coûter aux finances publiques françaises, c'est-à-dire aux Français, environ 8 milliards d'euros sur les deux mois qui viennent", a déclaré Bruno Le Maire, ministre de l'Économie, jeudi 19 mars sur France Inter, au sujet des conséquences sur l'emploi de l'épidémie de coronavirus Covid-19.

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Ces mesures de chômage partiel doivent "permettre à tous les salariés de vivre dans la sécurité de leur travail pour ne pas perdre ni des formations ni des qualifications dont nous avons impérativement besoin", a ajouté Bruno Le Maire, tout en rappelant qu’il "ne doit pas y avoir de licenciements""L'État sera avec les entreprises, avec les salariés, et nous garantirons le chômage partiel le temps nécessaire", a assuré le ministre.

"Sauver tout ce qui produit des biens et de la richesse dans notre pays"

Interrogé sur le creusement du déficit public, Bruno Le Maire a répondu que la France était en train de "livrer une guerre économique et financière". Dans ce contexte, il n’y a qu’une "seule priorité", selon lui : "Sauver l'appareil de production français, sauver les entrepreneurs, sauver les commerçants, les artisans, les indépendants, les micro-entrepreneurs, les auto-entrepreneurs, sauver tout ce qui produit des biens et de la richesse dans notre pays." 

Le ministre de l’Économie a indiqué qu’une "task force" allait être mise en place autour du président de la République afin de "s'assurer que chaque entreprise trouve bien la solution dont elle a besoin". "Maintenant que nous avons décidé un paquet massif de 45 milliards d'euros d'aides pour les salariés et les entreprises, la vraie difficulté qui commence, c'est s'assurer que ça va vraiment à ceux qui en ont besoin", a expliqué Bruno Le Maire.

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