Coronavirus : La République en marche plaide pour davantage de "solidarité" pour la suite du quinquennat

Le parti majoritaire entend notamment réfléchir sur les "liens de solidarité entre les générations".

Gilles Le Gendre (à gauche) et Stanislas Guerini (à droite), respectivement chef des députés de La République en marche et délégué général du mouvement, le 22 mars 2020 à l\'Assemblée nationale, à Paris.
Gilles Le Gendre (à gauche) et Stanislas Guerini (à droite), respectivement chef des députés de La République en marche et délégué général du mouvement, le 22 mars 2020 à l'Assemblée nationale, à Paris. (MAXPPP)

Le parti majoritaire réclame un coup de barre à gauche au gouvernement. La République en marche (LREM) a appelé à davantage de "solidarité" et à aller "plus loin" dans l'action sociale pour la suite du quinquennat, en suggérant notamment la création d'un cinquième risque "dépendance" de la Sécurité sociale ou un "capital jeune".

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Lundi soir, lors d'un bureau exécutif qui réunit les dirigeants du mouvement présidentiel, des "pistes" pour "penser l'après-crise" ont été présentées par un groupe de travail auquel ont participé une dizaine de ministres, coordonné par Jean-Marc Borello, un proche du chef de l'État réputé appartenir à l'aile gauche de LREM.

Une prime à l'embauche pour les plus jeunes

Pour le numéro un du parti, Stanislas Guerini, "la question sociale sera essentielle à la réussite de la fin du quinquennat, il convient désormais d'aller plus loin en tirant les leçons de la crise et en tenant compte des nouveaux besoins qu'elle a mis en évidence".

La République en marche entend notamment réfléchir sur les "liens de solidarité entre les générations", par exemple avec la création d'un cinquième risque pour couvrir la dépendance par la Sécurité sociale, un "capital jeune" ou une "prime à l'embauche pour la génération 2020 qui arrive sur le marché du travail".

Il s'agit également de "répondre aux besoins spécifiques des familles et des personnes les plus vulnérables", d'"offrir des conditions d'habitat dignes au plus grand nombre" ou d'"inciter à l'engagement associatif", selon un communiqué de LREM, alors que les adhérents du mouvement présidentiel sont amenés à se prononcer sur ces sujets, notamment à travers une consultation en ligne.

Les députés de la majorité planchent sur un "manifeste"

"Dans les semaines qui viennent, on voit que certaines familles vont continuer à être en grande difficulté, certains parents ne pourront pas renvoyer leurs enfants à la cantine", a développé mardi Stanislas Guerini lors d'un entretien sur franceinfo. "Nous avons des familles qui sont en grande difficulté pour alimenter leurs propres enfants, il ne faudra évidemment pas les laisser sur le bord de la route. Je plaide pour qu'on puisse poursuivre l'aide à leur destination sous une forme ou sous une autre", a-t-il ajouté.

Selon le chef de file des députés LREM, Gilles Le Gendre, après la pandémie du coronavirus, la "refondation" devra faire "converger trois axes" : "solidarité, accélération de la transition écologique et redémarrage de l'économie". Et le groupe parlementaire, qui a achevé "une première phase de brainstorming" sur le sujet, entend proposer "d'ici peut-être une dizaine de jours" un "texte, une sorte de manifeste" pour contribuer à la réflexion.