Coronavirus : la justice confirme la fermeture des bars et restaurants à Marseille et Aix-en-Provence

Le tribunal administratif de Marseille examinait mercredi le recours déposé par le président LR de la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur Renaud Muselier contre la fermeture pour deux semaines des bars et des restaurants à Aix et Marseille.

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Une passante devant la terrasse d'un restaurant fermé à Marseille (Bouches-du-Rhône), lundi 28 septembre 2020.  (NICOLAS TUCAT / AFP)

Le tribunal administratif de Marseille (Bouches-du-Rhône) a tranché : mercredi 30 septembre, il a rejeté le recours déposé par le président LR de la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur Renaud Muselier contre la fermeture totale pour deux semaines des bars et des restaurants à Aix et Marseille. Leur fermeture est donc confirmée. 

Ce recours collectif en référé-liberté avait été fait au nom de la région Paca, du département, de la métropole Aix-Marseille-Provence et de la ville d'Aix-en-Provence, ainsi que d'une vingtaine de restaurateurs et patrons de bars et de l'Umih.

Le ministre de la Santé Olivier Véran avait justifié ce choix par le passage de la métropole Aix-Marseille en zone d'"alerte maximale", c'est-à-dire où le taux d'incidence est supérieur à 250 cas hebdomadaires pour 100 000 habitants. 

Une clause de "revoyure" au 5 octobre

L'avocat de l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie (Umih), premier syndicat patronal des cafés, hôtels et restaurants, Grégory Nicolaï, a annoncé dans la foulée son intention de saisir le Conseil d'État. "Le juge a préféré jeter les clients dans la rue, avec tous les risques que ça représente", a réagi Bernard Marty, président départemental de l'Umih : "Mais nous nous réservons le droit d'aller plus loin sur le plan juridique et pas seulement juridique".

"C'est une décision intolérable et incompréhensible qui fait de Marseille une ville morte", a dénoncé pour sa part Philippe Korcia, président de l'UPE 13, l'Union pour les entreprises.

L'arrêté contesté vise à enrayer la propagation du Covid-19 dans les deux seules villes de France métropolitaine placées pour l'instant en zone d'alerte maximale. Applicable depuis dimanche minuit jusqu'au 11 octobre compris, il prévoit une clause de "revoyure" au 5 octobre, huit jours après son entrée en vigueur.

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