Coronavirus : la douleur des familles qui ne peuvent pas enterrer leurs proches

C’est une des questions les plus douloureuses que pose le confinement. Comment enterrer ses morts alors que les rassemblements et les messes sont interdits ? Le Premier ministre a assoupli les règles et autorisé des funérailles en petit comité, à 20 personnes maximum, mais cela reste difficile à concevoir pour les proches. 

France 2

Virginie Bourgeois et Sandrine Soummar sont unies dans une même douleur. Elles ont perdu leur mère d’une insuffisance respiratoire. Quelques heures avant de se rendre au crématorium pour un ultime adieu, elles apprennent que la cérémonie est annulée. "On veut bien respecter les distances, on veut bien mettre un masque, des gants, mais on veut être là pour son départ. Et on ne peut pas l’accompagner", explique Sandrine. Pour elle, c’est "une injustice" qui rend le deuil difficile à faire.

Des crémations à huis clos

Désormais, les crémations se déroulent en principe à huis clos, sans les familles, selon les recommandations de l’État. Des mesures que les deux filles de la défunte ont du mal à accepter. Elles n’ont pas encore pu récupérer les cendres de leur mère, elles doivent faire appel aux pompes funèbres et pour cela, payer à nouveau. Elles en sont sûres, ne pas pouvoir leur dire au revoir, "c’est quelque chose qui va rester". 

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Des funérailles en pleine épidémie de coronavirus à Bolgare, en Lombardie (Italie), le 23 mars 2020. 
Des funérailles en pleine épidémie de coronavirus à Bolgare, en Lombardie (Italie), le 23 mars 2020.  (PIERO CRUCIATTI / AFP)