Coronavirus : il y a "urgence culturelle" en Seine-Saint-Denis, alerte la directrice d'un théâtre qui souhaite "reprendre l'activité"

Julie Deliquet, directrice du théâtre Gérard Philipe à Saint-Denis, invitée de France Inter mardi, souhaite "reprendre l'activité culturelle réelle" car "l'urgence culturelle est à prendre en considération pour la population". 

Une représentation du Cid, au théâtre Gérard Philipe de Saint-Denis, le 10 octobre 2007. 
Une représentation du Cid, au théâtre Gérard Philipe de Saint-Denis, le 10 octobre 2007. (MAXPPP)

Julie Deliquet, directrice du théâtre Gérard Philipe à Saint-Denis, a souhaité mardi 5 mai sur France Inter "reprendre l'activité culturelle réelle", car en Seine-Saint-Denis, "outre l'urgence sanitaire, alimentaire, l'urgence éducative, l'urgence culturelle est à prendre en considération pour la population, pour les jeunes".

>> Coronavirus : suivez les conséquences de la crise sanitaire dans notre direct

La metteuse en scène et fondatrice du collectif "In vitro" veut croire que "le retour à la vraie vie et le retour au spectacle vivant va se faire conjointement" alors que va s’amorcer un déconfinement progressif dans le pays.

Une nouvelle manière de faire du théâtre

Julie Deliquet se projette vers septembre 2020. Un théâtre qui, selon elle, sera différent : "Je suis très optimiste. J'essaie de l'être. En septembre 2020, si le théâtre reprend, effectivement, la représentation va être bousculée et le rapport au public aussi. Mais j'ai envie de dire que c’est le propre de notre métier. On attend que ça de toute façon d'être en prise avec notre monde, est de le représenter", a-t-elle affirmé.

Être confronté à un public masqué qui est sur un siège sur trois, cela ne me paraît pas du tout impossible à partir du moment où le public sait ce qui lui arrive, que les acteurs en face savent très bien ce qui leur arrive et que le temps présent est partagé.Julie Deliquet, directrice de théâtreà France Inter

Selon elle, il n’y a pas de risque d’un théâtre aseptisé : "Cela va augmenter notre rapport à notre art qui est extrêmement artisanal" et "on va s’adapter", assure-t-elle.