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Coronavirus : il est "trop tôt" pour parler des stratégies de déconfinement, estime le sénateur LR Bruno Retailleau

Il est "trop tôt" pour parler des stratégies de déconfinement, "il faut se méfier des contradictions", estime jeudi 2 avril sur franceinfo Bruno Retailleau, président du groupe Les Républicains au Sénat.

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Bruno Retailleau, président du groupe Les Républicains au Sénat sur franceinfo, le 28 novembre 2016.
Bruno Retailleau, président du groupe Les Républicains au Sénat sur franceinfo, le 28 novembre 2016. (JEAN-CHRISTOPHE BOURDILLAT / RADIOFRANCE)

Au lendemain de l'audition du Premier ministre et du ministre de la Santé par la mission d'information parlementaire de l'Assemblée nationale, Bruno Retailleau tient à alerter : "Il faut se méfier des contradictions parce qu'aujourd'hui on tient un discours de fermeté pour que les gens se confinent chez eux. Et si on commence à débattre chaque jour quotidiennement des conditions de sortie du confinement, les Français vont se trouver devant une injonction contradictoire", a déclaré sur franceinfo le président du groupe Les Républicains au Sénat.

Bruno Retailleau réclame un vote du Parlement sur la sortie du confinement

Pour lui il est "trop tôt", notamment parce qu'on "n'est pas au pic de l'épidémie dans de nombreuses régions". La décision sur la date et les modalités du déconfinement "ne peut pas être le fait d'un seul homme", estime Bruno Retailleau. D'après lui, le gouvernement doit d'abord "travailler sur des scénarios de déconfinement". Et ensuite, "quand le temps sera venu, dans quelques semaines, il faudra que le gouvernement propose au Parlement des scénarios et c'est sur la base de ces scénarios que le Parlement devra voter (…) Voilà ce que j'ai proposé au Premier ministre parce la décision sera extrêmement grave."

Le second tour des municipales en question

Par ailleurs, Bruno Retailleau indique que le sujet des élections municipales a été abordé lors de la visioconférence de ce jeudi entre des élus et le Premier ministre mais que "rien n'a été décidé" sur un éventuel report. "A titre personnel, je ne vois pas bien, quand j'entends le Premier ministre nous dire que le Bac ne pourra pas se tenir dans des conditions normales, comment on pourrait tenir le deuxième tour des municipales en juin". D'après le sénateur de la Vendée, "le plus probable c'est qu'il y aura un report, sans doute au mois d'octobre. Et si on reporte le second tour, cela veut dire qu'il faudrait aussi reporter le premier tour, les deux tours se feraient au mois d'octobre" pour les 5 000 communes qui n'ont pas encore élus tous leurs conseillers municipaux.

Bruno Retailleau, président du groupe Les Républicains au Sénat sur franceinfo, le 28 novembre 2016.
Bruno Retailleau, président du groupe Les Républicains au Sénat sur franceinfo, le 28 novembre 2016. (JEAN-CHRISTOPHE BOURDILLAT / RADIOFRANCE)