Coronavirus en Guadeloupe : "La situation est difficile", explique un médecin, qui assure "faire face" en soulignant "des problèmes de ressources humaines"

"La réserve sanitaire nous aide et j'espère qu'elle pourra monter en charge pour nous", réagit sur franceinfo Bruno Jarrige, le vice-président du CHU de Pointe-à-Pitre.

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Radio France
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Des soignants dans les couloirs du CHU des Abymes, en Guadeloupe, le 9 avril 2020. Photo d'illustration. (CEDRICK ISHAM CALVADOS / AFP)

"La situation est difficile" en Guadeloupe, a expliqué vendredi 11 septembre sur franceinfo Bruno Jarrige, vice-président du CHU de Pointe-à-Pitre, spécialiste au Centre de Gestion du risque infectieux nosocomial, alors que la situation sanitaire liée au Covid-19 se dégrade sur le département. Le premier ministre Jean Castex a souligné à l'issue d'un conseil de défense "l'évolution préoccupante des contaminations" en Guadeloupe, comme à Bordeaux ou Marseille.

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"On a des indicateurs qui se complexifient très rapidement, avec un impact important, souligne Bruno Jarrige. On a depuis quelques jours jusqu'à plus de 65 patients présents dans le CHU, dont maintenant plus de 20 en réanimation. Donc la situation est très, très tendue, mais on fait face."

Le vice-président du CHU précise qu'il n'a pas "de problème de locaux ou de matériel", mais surtout "des problèmes de ressources humaines". S'il parvient à trouver du personnel, cela se fait "au détriment des secteurs non Covid". Une situation périlleuse car "contrairement à la première vague, on n'est pas confinés et on essaie de continuer à s'occuper des malades habituels."

Le Covid, on peut le gérer, mais ça se fait forcément. au détriment des autres patients habituels, dont les cancéreux, par exemple.

Bruno Jarrige, vice-président du CHU de Pointe-à-Pitre

à franceinfo

Le CHU cherche donc "des renforts humains". "La réserve sanitaire nous aide et j'espère qu'elle pourra monter en charge pour nous, alors que nos collègues de PACA et de Nouvelle-Aquitaine sont aussi impactés." Bruno Jarrige tente également "de récupérer tous les soignants qui, sur les Antilles-Guyane, sont compétents pour venir sur ces patients difficiles".

Le médecin se tourne également vers ses collègues de métropole. "On appelle aussi tous nos réseaux nationaux pour essayer de faire venir surtout des réanimateurs, des urgentistes et des infirmiers-anesthésistes qui ont l'habitude de la réanimation et des urgences. Le flux aux urgences est très important", insiste Bruno Jarrige.

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