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Coronavirus : dans la station balnéaire de Préfailles, à part "quelques arrivées dans la nuit", les vacanciers se sont abstenus

La commune de Préfailles en Loire-Atlantique surveillait de près ce premier week-end de vacances de printemps. Elle est soulagée de constater que le confinement a été massivement respecté, notamment par les Franciliens.

Article rédigé par
Fanny Lechevestrier, Olivia Branger - franceinfo
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min.
Préfailles, station balnéaire de la Côte de Jade, en Loire-Atlantique. (FANNY LECHEVESTRIER / RADIO FRANCE)

De nombreux contrôles de la police et de la gendarmerie, des arrêtés préfectoraux contre les locations saisonnières… Alors que débutent les vacances de Pâques des Parisiens, les autorités redoutaient ce week-end leur arrivée massive sur la côte atlantique malgré les restrictions liées au confinement contre le coronavirus. Qu’en est-il réellement ? À Préfailles, station balnéaire de la Côte de Jade, en Loire-Atlantique, 62% des habitations sont des résidences secondaires. Mais ce week-end, les rues sont quasi-désertes, aucune personne à l’horizon sur le front de mer.

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Pourtant, le maire Claude Caudal a bien eu vent d’arrivées illégales ces dernières heures. "On m'a signalé quelques arrivées pendant la nuit, on constate quelques ouvertures, mais ce n'est pas massif." Pas d’afflux massif non plus d’ailleurs du côté de Pornic ou de La Baule où une voiture de police s’est postée à l’entrée de la ville et contrôle les voitures immatriculées "75". Les gares, elle, sont fermées.

Le tiers des habitants actuels est arrivé en début de confinement

Depuis vendredi, les locations saisonnières sont également interdites dans le département de Loire-Atlantique. Pour le maire de Préfailles, c’est le seul moyen d’assurer la sécurité de tous. "Un apport de population supplémentaire nous créerait un problème, parce que l'été nous avons du renfort, mais pas aujourd'hui. Rien que pour les services de la mairie, aujourd'hui il n'y a qu'une personne le matin pour répondre au téléphone, contre quinze personnes l'été. Donc il faut être prudent."

Surtout qu’il faut déjà absorber la première vague, celle des Nantais et Franciliens arrivés au tout début du confinement, à peu près 30% de la population d’aujourd’hui. Parmi eux, Édouard et trois de ses amis. "L'image qu'on a donnée n'était pas terrible, c'est vrai, on a réalisé que ce n'était pas forcément la meilleure décision et maintenant on essaye de se conformer à un confinement assez strict." Ce sentiment de culpabilité, ils l’ont gommé en prêtant leurs studios parisiens à des soignants grâce à l’association Les Pénates, nous racontent Nerimen et Arthur : "C'est comme ça qu'on a réussi à se dire 'on a donné du sens à ce départ'. 

Une soignante de Marseille qui venait à Paris n'avait pas de solution de logement, c'est un peu facile à dire après coup mais donc finalement c'était presque la meilleure chose à faire que de partir.

des Parisiens confinés à Préfailles

à franceinfo

Quant aux relations de voisinage avec les locaux, si le maire de Préfailles nous explique que quelques pneus ont bien été crevés au tout début, tout s’est apaisé. Et pour les Parisiens, elles se résument aujourd’hui à applaudir tous ensemble à 20 heures.

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