Coronavirus 2019-nCoV : Pékin doit regagner la confiance des Chinois après la mort du médecin lanceur d'alerte

La mort du médecin lanceur d'alerte, Li Wenliang, est en passe de devenir une affaire politique en Chine.

France 3

C'était un lanceur d'alerte. Jeudi 6 février, le médecin de 34 ans, Li Wenliang, qui avait prévenu des dangers du coronavirus 2019-nCoV, est décédé dans un hôpital de Wuhan (Chine). Sa mort est en passe de devenir une affaire politique dans le pays. "Sur les réseaux sociaux, les critiques fusent contre le pouvoir central, et ce, malgré la censure", rapporte le correspondant Arnauld Miguet depuis Wuhan.

"Des têtes vont sûrement tomber"

Dans le pays, cet ophtalmologue est considéré comme le premier martyr de l'épidémie de coronavirus. "Ce n'était pas un dissident, ce n'était pas un cadre du parti, c'était un médecin ordinaire", poursuit le journaliste. Pékin a décidé d'ouvrir une enquête sur le cas Li Wenliang vendredi 7 février. "Des têtes vont sûrement tomber. Est-ce que cela suffira à regagner la confiance ? Une chose est sûre, c'est le plus gros défi auquel est confronté le parti", conclut Arnauld Miguet.

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Xi Jinping à Pékin (Chine), le 23 janvier 2020. 
Xi Jinping à Pékin (Chine), le 23 janvier 2020.  (YAO DAWEI / XINHUA / AFP)