Vidéo Covid-19 : adopter des mesures sanitaires "territoire par territoire est une bonne manière de faire, estime le directeur général de l'AP-HP

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Martin Hirsch, directeur général de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris, invite à ne pas baisser la garde devant l'épidémie de coronavirus Covid-19 alors que nous entrons, selon lui, dans une "semaine de vérité"

"Je trouve que l'appréhension" des mesures sanitaires "région par région ou territoire par territoire, est une bonne manière de faire", a déclaré lundi 22 février sur France Inter Martin Hirsch, directeur général de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP). Nous sommes dans "une semaine de vérité" face au Covid-19 et notamment face au variant anglais, estime-t-il. Martin Hirsch souligne la différence entre "ce qu'on dit en Ile-de-France ou ce qu'on voit dans les Alpes-Maritimes" ou en Aquitaine où il s'est rendu il y a trois jours.

Cela fait plusieurs semaines qu'on dit qu'il y a un moment où il y a un risque d'infléchissement de tendance et que cet infléchissement de tendance sera d'autant plus compliquée à gérer qu'on partira d'un niveau déjà élevé d'occupation de nos lits.

Martin Hirsch

à France Inter

"Il va de soi que, si l'effet 'nouveaux variants prédominants' aboutit à une accélération, les mesures ne seront pas suffisantes et qu'il faudra accélérer ou les renforcer", poursuit Martin Hirsch. "L'inconnu que l'on a, c'est qu'on ne connaît pas aujourd'hui la vitesse de freinage" des variants du Covid-19.

Nous sommes donc dans une "semaine de vérité", estime le directeur général, notamment face au variant anglais. Alors que ce variant est présent dans 36% des cas de Covid détectés dans l'Hexagone, il est détecté chez 50% des malades hospitalisés dans les établissements de l'AP-HP, une proportion à relativiser car il s'agit de "patients un peu plus graves, qui ne sont pas le reflet de l'ensemble de la population", précise Martin Hirsch. Il estime que pour l'ensemble des contaminés en Ile-de-France, "ça doit être plutôt aux alentours de 45% en ce moment (…) Ce 45 ou 50% est un point très important, parce que quand on regarde la situation en Angleterre, il y a le 'turning point', c'est-à-dire que c'est au moment où c'est vers 50% que la pente s'infléchit ou s'accélère."

"On est en zone de risque absolu"

Martin Hirsch estime qu'il y a globalement "une assez bonne discipline" chez les Français, il en veut pour preuve notamment la tendance à la baisse des contaminations parmi les soignants de l'AP-HP. Pour autant, il adresse un message de prudence à la population : "Ne baissez la garde ! Ce n'est pas pour vous emmerder. On est en zone de risque absolu (…) On vous dit : faites super attention, soyez vigilants. C'est le meilleur service que vous pouvez vous rendre à vous, à vos proches, à vos personnes, aux personnes âgées auprès de vous, à l'ensemble de la population, et à la liberté". Il ajoute que, de leurs côtés, les équipes de l'AP-HP étudient "les tests rapides pour pouvoir sécuriser des activités de l'école, et peut-être d'autres activités aujourd'hui pour qu'on puisse vivre avec le virus en sécurité".

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