Réouverture des remontées mécaniques le 7 janvier : "On a un espoir, on sera prêts", assure le président de France Montagne

Le Premier ministre a annoncé, vendredi, que les remontées mécaniques pourraient rouvrir le 7 janvier, si les conditions sanitaires le permettaient.

Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min.
Ouverture des pistes le mercredi 9 décembre 2020 dans la station d'Auron dans les Alpes-Maritimes pour notamment les licenciés des fédérations de ski. Photo d'illustration. (SEBASTIEN BOTELLA / MAXPPP)

Les stations de ski françaises ont enfin un horizon après les annonces de Jean Castex. À l'issue d'une réunion avec les professionnels de montagne, le Premier ministre a annoncé, vendredi 11 décembre, que les remontées mécaniques pourraient rouvrir le 7 janvier, si les conditions sanitaires le permettaient. "On a un espoir maintenant, et on sera prêts", a réagi vendredi soir sur franceinfo Jean-Luc Boch, le maire de la Plagne Tarentaise en Savoie. Le président de l’Association nationale des maires des stations de montagne, et président de France Montagne, s'est dit soulagé, car "c'est tout un écosystème qui était menacé".

franceinfo : C'est un soulagement pour vous, cette date du 7 janvier ?

Jean-Luc Boch : C'est un vrai avantage car on était dans l'incertitude. Cette incertitude, qui commençait à durer, pèse très lourd sur l'aspect psychologique des choses et des personnes. Quand on n'a pas de lumière au bout d'un tunnel, ça devient très compliqué. Et là, on a un espoir maintenant sous conditions bien entendu, si les conditions sanitaires s'améliorent ou en tout cas si elles ne se dégradent pas, puisque le sanitaire primera toujours sur le financier. On est complètement d'accord avec ce principe, et c'est ce qui nous motive aujourd'hui.

Y a-t-il un intérêt à rouvrir le 7 janvier, après la fin des vacances scolaires ?

L'intérêt majeur, c'est qu'on va pouvoir relancer la commercialisation. On sait très bien que les premières semaines seront difficiles, qu'on aura très peu de monde, pas du tout d'internationaux dans nos stations puisque malheureusement, au niveau européen, voire beaucoup plus loin, le monde entier a des difficultés avec la Covid-19. Mais, pour relancer d'abord la commercialisation au niveau national, il faut un esprit d'ouverture, et c'est ce qui va se passer à partir du 7 janvier.

On sera prêts en tout cas et on va tout faire pour que ce soit fait dans les meilleures conditions sanitaires possibles avec les protocoles sanitaires. On a formé tout notre personnel à détecter des cas via des tests antigéniques. Des bâtiments spéciaux accueilleront les cas positifs de façon à les séparer du reste de la population et éviter la propagation de l'épidémie. On pense sérieusement que la montagne au niveau national, peut être un laboratoire d'essai pour le reste du pays.

Est-ce que les aides annoncées pour les commerces dans les stations vont vous permettre de traverser la crise ?

C'était vraiment très attendu. Tout un écosystème était menacé et ce système est quand même relativement fragile. Et les situations dans lesquelles étaient plongées nos entreprises, nos commerçants ou nos artisans risquaient de devenir insupportables. Ça va très vite pour être dans le rouge, et cela va encore plus vite pour déposer le bilan, et il fallait vraiment que l'État soit présent, et l'État a répondu présent. On en est encore en cours de négociations. Il faut défendre et sauver 200 000 emplois. On parle 120 000 emplois directs et 80 000 emplois indirects, donc ce n'est pas une mince affaire.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.