"On tient le coup mais c'est un peu gris" : l'Angleterre attend avec impatience la fin du confinement... pas toujours respecté

Après un mois et demi de restrictions destinées à réduire la propagation du variant anglais du coronavirus, le Premier ministre britannique va détailler lundi les modalités de la sortie du confinement qui commencera le 8 mars. Mais certains ont déjà pris quelques libertés.

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Radio France
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Malgré le confinement, les Londoniens continuent de sortir, ici dans le quartier de Broadway Market, en février 2021. (PAUL J. RICHARDS / AFP)

Toute l’Angleterre attend la fin du confinement. Le pays y est soumis depuis un mois et demi en raison de l'épidémie de Covid-19. Boris Johnson prend la parole lundi 22 février pour annoncer comment les restrictions vont être levées, progressivement, à partir du 8 mars. Même si toutes les règles n’ont pas été scrupuleusement respectées, les Anglais passent un hiver difficile.

Une raclette pour cinq personnes

Dans son épicerie fine, Stéphane tient un poste d’observation privilégié. Il a vu ses clients se plier petit à petit au port du masque obligatoire à l’intérieur. Il voit aussi ceux qui viennent plusieurs fois par jour, au mépris donc de la consigne de limitation des déplacements. Et puis quelques cas qui le font sourire, il y a quelques jours encore : "Ce couple qui s'est pointé pour acheter de la raclette, c'était pour cinq personnes. En cette période de confinement où on n'est pas censés du tout avoir d'invités à la maison, ça m'a paru surprenant."

Le confinement n'empêche pas les Londoniens de sortir de chez eux, ici dans l'est de la capitale, en février 2021. (RICHARD PLACE / RADIO FRANCE)

Francis fait ses courses et ensuite il rentre directement chez lui, comme les restrictions l’imposent. Pourtant, il ne fait pas confiance à son gouvernement : "Je pense qu’ils ne savent pas ce qu’ils font mais on doit faire comme ils disent. Ceux qui ne suivent pas les consignes pénalisent les autres, ceux qui respectent les règles." Patrick est sans emploi, cette pandémie et les restrictions qui l’accompagnent, l’empêchent de retrouver un travail. "Ça rend la vie plus dure mais c’est le cas pour tout le monde", constate-t-il.

"Les mesures qui nous sont imposées ne sont pas les bonnes. Les petites entreprises par exemple souffrent énormément. Ça n’a pas beaucoup de sens."

Patrick, demandeur d'emploi

à franceinfo

Un long tunnel, c’est une image qui revient souvent dans la bouche des confinés britanniques. Et dans celle de Stéphane l’épicier français."C'est quand même difficile de ne pas voir ses amis, de rien faire. On tient le coup mais c'est un peu gris." Les annonces de Boris Johnson sont attendues lundi soir mais tout le monde sait bien que les activités quotidiennes seront restreintes au moins jusqu’en avril.

Le confinement de plus en plus dur à supporter en Grande-Bretagne : reportage de Richard Place
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