Mesures contre le Covid-19 à Dunkerque : "Le sentiment général est de tout tenter" avant un confinement, estime le maire de Gravelines

Les maires de la communauté de communes du Dunkerquois, durement touchée par l'épidémie de coronavirus, veulent "tout tenter" et prendre de nouvelles mesures pour éviter un confinement local, explique Bertrand Ringot, maire de Gravelines, dans le Nord.

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Radio France
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Campagne de dépistage massif Covid-19 à Dunkerque, en février 2021 (EMMANUEL BOUIN / FRANCE-BLEU NORD)

Le ministre de la Santé Olivier Véran se rendra mercredi 24 février à Dunkerque où l'épidémie de coronavirus circule bien plus que dans le reste du pays. Pour éviter un reconfinement local, les maires de l'agglomération proposent d'augmenter les vaccinations, le port du masque obligatoire partout et zéro rassemblement. "Le sentiment général est de tout tenter avant" un confinement, a expliqué ce mardi sur franceinfo Bertrand Ringot, maire socialiste de Gravelines (Nord) et vice-président de la Communauté urbaine de Dunkerque.

Franceinfo : Quelle est la situation dans le Dunkerquois ?

Bertrand Ringot : Ce matin on s'est tous mis d'accord au niveau des maires de la communauté urbaine de Dunkerque sur la nécessité de prendre de nouvelles mesures. Nous allons proposer de rendre le port du masque obligatoire partout, sur tout le territoire de la communauté urbaine. Nous allons aussi lancer le message de zéro regroupement parce que nous avons l'impression que beaucoup de choses se font dans la sphère privée et il faut lutter contre ces rassemblements.

Vous ne souhaitez-pas reconfiner ?

On n'y est pas opposés, la concertation se poursuit avec le ministre de la Santé et le maire de Dunkerque. A ce stade, ce n'est pas la première proposition que nous avons faite. On veut laisser une chance à la population dunkerquoise au sens large de ne pas revivre une période de confinement. On n'est pas contre un confinement si c'est la volonté de l'Etat. Le sentiment général est de tout tenter avant. On veut se laisser une période d'une semaine avec une mobilisation générale de la population.

Avez-vous peur d'une flambée de l'épidémie ?

Nous sommes mobilisés depuis une quinzaine de jours. Nous avions réclamé au gouvernement la fermeture des écoles, des collèges et des lycées la semaine avant les vacances. Cette proposition n'a pas retenu l'attention des membres du gouvernement donc on s'est débrouillés avec les moyens qui étaient les nôtres. On demande un renforcement de la vaccination et des tests salivaires dans les écoles la rentrée.

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