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Frais d'envoi des livres pris en charge par l'État : "On a été entendus sur une situation de concurrence déséquilibrée avec Amazon", réagit le syndicat de la librairie

D'après Guillaume Hussondélégué général du Syndicat de la librairie française, les libraires pourront désormais aligner leurs frais de port sur ceux du géant américain de la vente en ligne.

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Radio France
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La librairie "Les Sandales d'Empédocle" à Besançon (Doubs). (Jean-François Fernandez / RADIO FRANCE)

Les frais d'envoi des libraires à leurs clients sont désormais pris en charge par l'État et ce jusqu'à la fin du confinement pour qu'ils puissent continuer leur activité par la vente en ligne. Cette annonce faite de concert par Roselyne Bachelot, ministre de la Culture et Bruno Le Maire, ministre de l'Économie jeudi 5 novembre satisfait Guillaume Husson, délégué général du Syndicat de la librairie française : "On a été entendus sur une situation de concurrence pour le moins déséquilibrée entre Amazon et les libraires indépendants", a-t-il indiqué sur franceinfo. 

S'aligner sur les tarifs d'Amazon

"Amazon a choisi de faire du discount sur les frais de port en ne facturant qu'un centime d'euro pour l'expédition quand le libraire ça lui coûte entre 5 et 9 euros. Vous voyez bien la différence énorme entre ce que facture Amazon et ce que paie le libraire", regrette Guillaume Husson."L'objectif c'est que les librairies puissent s'aligner, dans cette période où les ventes de livres ne se font que sur internet, sur le tarif le plus bas, c'est-à-dire un centime d'euro", a-t-il précisé.

Les librairies devront fournir les factures de leurs services postaux pour être remboursés par l'État, précise le délégué général du Syndicat de la librairie française. "La Poste fait aussi un effort, car elle met à disposition des libraires pour les envois de proximité un tarif à deux euros et ce sera remboursé par l'État", a indiqué Guillaume Husson.

Les livres "aussi indispensables que les chocolats"

Les chaînes de librairie ne sont pas concernées par ce dispositif, "d'après les informations que nous avons", ajoute-t-il car "la cible du gouvernement ce sont les commerces spécialisés dans la vente de livres".

Concernant la réouverture des librairies, le délégué général du Syndicat de la librairie française estime que ce serait envisageable  "avec des conditions sanitaires très strictes. Ce qu'on constate aujourd'hui c'est que les confiseries sont ouvertes et on considère qu'un livre n'est pas moins indispensable qu'un chocolat. Les livres sont au moins aussi indispensables que les chocolats".

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