Covid-19 : le secrétaire général de l'association des maires de France souhaite la fin du couvre-feu à 23h

Selon Philippe Laurent, cette mesure "n'est plus audible". 

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Radio France
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Philippe Laurent en novembre 2019.  (THOMAS PADILLA / MAXPPP)

Philippe Laurent, maire UDI de Sceaux (Hauts-de-Seine), secrétaire général de l'association des maires de France (AMF), a estimé lundi 14 juin sur franceinfo que le couvre-feu à partir de 23h "n’est plus vraiment audible" par les Français alors que l’on constate de plus en plus de transgressions de la part de fêtards portés par une météo estivale. Le maire souhaite le maintien du masque en centre-ville, même en extérieur, en attendant "que nous ayons la certitude que vraiment l'épidémie est derrière nous". L’arrivée de nouveaux variants du Covid-19 "rappelle à tout le monde que nous sommes encore dans une situation qui peut redevenir difficile d'un moment à l’autre", a-t-il prévenu.

franceinfo : Souhaitez-vous la levée du couvre-feu à 23h ?

Philippe Laurent : Je pense que ce serait souhaitable. Le message sur le couvre-feu maintenant n'est plus vraiment audible, surtout à 23 heures. On comprenait quand on était à 19 heures où on voulait éviter que trop de gens soient dans les magasins, dans les rues, etc. 23 heures, cela ne change pas grand-chose. Je pense que ce message-là n'est plus très audible. De toute façon, avec la météo que nous avons à l'heure actuelle, on va aller vers des comportements qui, de toute façon, d'une manière générale, ne le respecteront plus. Il faut faire attention aussi qu’on ne maintienne pas des règles qu'on est incapable de fait de faire respecter et qu'on ne souhaite pas faire vraiment respecter. Il faut faire attention à la parole publique et aux règles que pose l'autorité publique. Très franchement, on n'y parviendra pas.

Êtes-vous pour la fin du port du masque en extérieur ?

Les maires de France, dans leur immense majorité, sont tout à fait favorables à ce qu'on maintienne l'obligation du port du masque. Bien sûr, à l'intérieur, dans les magasins, dans les restaurants, lorsqu'on se déplace, etc. Mais nous sommes aussi un certain nombre à être favorable à ce que le port du masque puisse être maintenu même à l'extérieur, notamment dans les centres-villes, parce que c'est très difficile d'imposer aux gens de porter le masque à l'intérieur des magasins et de leur permettre de ne pas le porter à l'extérieur. Bien sûr, on peut admettre que dans certains endroits quand on fait de la randonnée en montagne ou sur la plage, de ne pas obliger au port du masque, mais là où il y a du commerce, de l'activité, nous pensons qu'il faut le maintenir. Cette obligation du port du masque est un message simple, clair. Tout le monde est capable de le comprendre.

Surtout que l’arrivée de nouveaux variants inquiète ?

Oui. En attendant que nous ayons la certitude que vraiment l'épidémie est derrière nous. Mais nous n'aurons jamais cette certitude, puisque nous voyons apparaître régulièrement de nouveaux variants. Donc il faut que nous soyons très, très prudents. II ne faut pas qu'on s'abandonne vraiment à une facilité totale. Le port du masque nous semble une mesure importante à maintenir et qui rappelle à tout le monde que nous sommes encore dans une situation qui peut redevenir difficile d'un moment à l’autre.

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