Confinement : le marché de l'immobilier "va se retrouver de nouveau à l'arrêt", affirme la Fédération nationale de l'Immobilier

Jean-Marc Torrollion, président de la FNAIM demande au gouvernement que le secteur puisse accéder au chômage partiel "pour l'intégralité des forces commerciales".

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Jean-Marc Torollion, président de la FNAIM, le 23 janvier 2019 sur franceinfo. (FRANCEINFO / RADIOFRANCE)

Pendant le confinement, le marché de l'immobilier "va se retrouver de nouveau à l'arrêt, et j'espère pour une courte durée", a affirmé vendredi 30 octobre sur franceinfo Jean-Marc Torrollion, président de la FNAIM (Fédération nationale de l'Immobilier). La Fédération a demandé à Emmanuelle Wargon, la ministre déléguée chargée du Logement, "d'accéder au chômage partiel pour l'intégralité des forces commerciales".

"Tout ce qui est relatif aux techniques et à l'administratif reste possible. En revanche, tout ce qui est relatif à l'action commerciale est impossible", précise Jean-Marc Torrollion. Le marché "est à l'arrêt, à part pour les installations sur des contrats déjà signés, engagés".

Les déménagements autorisés, mais pas les visites d'appartements

Si les déménagements sont autorisés sur justificatif pendant le confinement, ce qui va "permettre à nos locataires d'entrer dans les lieux et d'en sortir, et à nous de faire nos état des lieux normalement", explique le président de la FNAI, "en revanche, la visite d'un appartement, que ce soit pour louer ou pour vendre, ne fait pas partie des autorisations actuelles."

Jean-Marc Torrollion rappelle qu'à l'issue de la période de confinement du printemps, il y a eu "une reprise d'activité plutôt bonne." Mais il est plus pessimiste cette fois-ci : "Je n'y crois plus à l'issue de celle-ci." "C'est le confinement de trop", affirme le patron de la FNAIM. "Une fois que ce confinement sera fini, s'il venait à durer, on va attaquer la période des fêtes et on a du mal à redémarrer. Et puis, on a déjà constaté que les Français aujourd'hui avaient tendance à garder leur immobilier en période de crise, et on a déjà beaucoup moins d'offre."

Le retour en force de la résidence secondaire

Jean-Marc Torrollion remarque par ailleurs que "la résidence secondaire est revenue très fort chez la catégorie de Français qui peut y accéder." Après les fortes affluences de populations constatées au printemps dernier dans certains départements, il y a "incontestablement une appétence pour la résidence secondaire", constate le président de la FNAIM, "Un certain nombre de Français, qui en ont les moyens, ont compris qu'on allait vivre avec ce virus et que la résidence secondaire allait devenir finalement le cocon familial pendant cette période, et vraisemblablement celui des vacances."

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