À Muret (Haute-Garonne), près de Toulouse, ils sont quatre à vivre confinés dans un petit studio. Une alcôve fait office de chambre à coucher pour les parents et leurs deux enfants. Pour Abdelkhader Marni, la situation devient désespérante. "On est bloqués, on ne peut même pas voir la fenêtre. On entend seulement le bruit des voitures", explique-t-elle.Une vie les uns sur les autresLes filles passent de la télévision à l'ordinateur et inversement. Il n'y a pas de place pour jouer. Le père de famille gagne le smic avec son emploi d'agent d'entretien. Sa demande de logement social n'est pourtant pas considérée comme prioritaire. L'association Droit au Logement se mobilise pour cette famille. Pour les sans-abri, l'association demande la réquisition de logements vides, mais le Conseil d’État a refusé cette option. Un grand nombre d'entre eux dorment dans la rue ou dans des gymnases.