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Confinement : la perte d'activité de l'économie française s'élève à 27% en avril, annonce le gouverneur de la Banque de France

Les deux mois de confinement ont coûté près de six points de PIB à l'économie française, précise François Villeroy de Galhau. Il indique également que "486 000" prêts garantis par l'État ont été accordés et que les taux de refus sont "très faibles".

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Radio France
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François Villeroy de Galhau, le gouverneur de la Banque de France, le 12 mars 2019. (ERIC PIERMONT / AFP)

La perte d'activité de l'économie française atteint -27% au mois d'avril, indique mardi 12 mai sur France Inter François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France, qui dévoile l'enquête mensuelle de la Banque de France. 

"Cela reste assez sévère" mais c'est mieux que début avril, "où on était à -32%", ajoute le gouverneur de la Banque de France, qui explique qu'on voit "cette amélioration relative dans l'industrie hors alimentaire", et "les services marchands". En revanche, "un secteur comme la construction reste extrêmement touché par la perte d'activité, de l'ordre de 75%". 

Les deux mois de confinement ont coûté près de six points de produit intérieur brut à l'économie française, selon les estimations de la Banque de France. "Ces deux mois nous ont coûté sur la croissance annuelle près de 6% de perte, déjà", rapporte François Villeroy de Galhau qui ajoute que "la perte sur l'ensemble de l'année sera plus élevée que cela puisque pendant le redémarrage, l'activité reste partielle".

Le télétravail a permis une bonne résistance dans certains secteurs

Grâce au télétravail, "les services qui sont tournés vers les entreprises ont finalement résisté assez bien : les services informatiques, le conseil, les activités financières", souligne François Villeroy de Galhau. Il cite ainsi "les services informatiques ou les activités comptables et juridiques", qui ont "un taux de télétravail de plus de 70%". En revanche, "les services aux particuliers, eux, continuent à souffrir beaucoup. En première ligne, bien sûr, l'hébergement et la restauration", pointe le gouverneur de la Banque de France.

Par ailleur, François Villeroy de Galhau annonce qu'à la date de lundi soir, "près de 500 000 demandes" de prêts garantis par l'État avaient été faites, "venant principalement de TPE", "486 000 exactement".

Nous surveillons le taux de refus par les banques, qui reste très faible, entre 2 et 3%.

François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France

à France Inter

François Villeroy de Galhau juge que "globalement, c'est un dispositif qui marche bien". "C'était le temps de l'urgence générale. C'était le temps des pompiers", ajoute le gouverneur de la Banque de France. Désormais "il va falloir une action patiente, sélective, pour aider cette fois-ci les fonds propres de certaines entreprises qui vont se trouver en difficulté", avertit-il, parce qu'elles auront accumulé "trop de dettes"

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