Confinement : Christophe Castaner autorise les préfets à "durcir les mesures" en cas de relâchement

Le ministre de l'Intérieur invite les préfets à sévir "au cas par cas", notamment en limitant "la pratique sportive individuelle".

Christophe Castaner, le 16 mars 2020, lors d\'une conférence de presse, à l\'hôtel de Beauvau, à Paris.
Christophe Castaner, le 16 mars 2020, lors d'une conférence de presse, à l'hôtel de Beauvau, à Paris. (FRANCE TELEVISIONS)

Christophe Castaner s'inquiète d'un possible non-respect du confinement. Le ministre de l'Intérieur a demandé aux préfets, lundi 6 avril, "d'examiner au cas par cas" la "nécessité de durcir les mesures" en cas de "relâchement" dans le confinement, selon la place Beauvau.

Les joggeurs pourraient faire les frais par endroits d'un durcissement des mesures. "Là où des signes de laisser-aller se feraient jour et où ces règles viendraient à être contournées", le ministre demande aux préfets de prendre, "en lien avec les maires, les mesures qui s'imposent, notamment de limitation de la pratique sportive individuelle, pour assurer un respect strict du confinement", détaille le ministère de l'Intérieur.

"Depuis trois semaines que le confinement est en place, il faut saluer le civisme et la responsabilité des Français qui s'en sont appropriés les règles et en ont compris les enjeux", souligne-t-on à Beauvau. "Néanmoins, avec le retour des beaux jours, et le confinement étant très probablement appelé à se prolonger, le risque, c'est celui du relâchement", a-t-on ajouté pour expliquer la décision du ministre.

"Ce n'est pas en fonction de la météo qu'on décide de sortir"

Lundi matin, le ministre a déclaré sur France Info que "les Français font partie dans le monde entier de ceux qui respectent le mieux le confinement". "Ce n'est pas en fonction de la météo qu'on décide de sortir ou pas, c'est en fonction d'un combat que nous menons contre le Covid, et le risque, c'est le relâchement."

Le week-end printanier avait donné à certains l'envie de s'autoriser une sortie "exceptionnelle" après 20 jours de confinement, au point qu'autorités et personnels hospitaliers ont réaffirmé l'importance de rester confinés. Lundi, le président du Conseil scientifique, Jean-François Delfraissy, a suggéré d'être "strict" sur le confinement, dont quelques effets positifs commencent à se faire sentir.

Au total, depuis le 1er mars, 8 911 personnes sont mortes du coronavirus en France. Parmi elles, 6 494 sont décédées dans les hôpitaux, dont 605 en 24 heures, le pire bilan quotidien depuis le début de l'épidémie.