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Chloroquine : "Il faut attendre les données définitives de l’essai clinique Discovery", recommande l'infectiologue Odile Launay

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Chloroquine : "Il faut attendre les données définitives de l’essai clinique Discovery", recommande le Pr Launay
franceinfo
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L’étude qui remet en cause l'efficacité de la chloroquine a examiné les dossiers de 96 000 malades de 671 hôpitaux dans le monde. Pour la commenter sur franceinfo, le Pr Odile Launay, infectiologue à l’hôpital Cochin à Paris.

"C’est une très grosse étude, la plus grosse publiée sur la chloroquine. La seule réserve c’est que c’est une étude rétrospective", estime le Pr Odile Launay. "Ce type d’études comporte un certain nombre de biais puisqu’on peut penser que les patients qui ont été traités à la chloroquine ne sont pas exactement les mêmes que ceux qui n’ont pas été traités, mais même après correction des ces biais, les malades traités à la chloroquine ont une mortalité plus élevée. On aura des données plus définitives avec l’essai clinique Discovery en cours en Europe", explique cette infectiologue de l’hôpital Cochin à Paris.

Le coronavirus n'aime pas l'eau de mer

"Cette étude parue dans [la revue scientifique] The Lancet concerne des patients hospitalisés donc ça ne permet pas de répondre à l’utilisation de l’hydroxychloroquine à un stade plus précoce de l’infection pour éviter l’hospitalisation. Là aussi, des études sont en cours", note-t-elle.

"On est face à un nouveau virus potentiellement mortel qui n’a pas de traitement, c’est ça qui est délicat", souligne Odile Launay, qui affirme en vue des vacances estivales que "le virus ne résiste pas bien à l’eau de mer". Par conséquent, les baignades ne devraient pas être dangereuses.

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