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Campagne de dons "Soutiens ton club" : 60% des associations sportives "ont besoin du soutien public", affirme Roxana Maracineanu

Ces dons seront un moyen de les faire vivre et de valoriser "les dispositifs et les projets associatifs qui sont d’intérêt général", a expliqué sur franceinfo la ministre des Sports.

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Radio France
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La ministre des Sports Roxana Maracineanu lors d'une conférence de presse, le 9 mars 2020. (MARTIN BUREAU / AFP)

Le gouvernement lance une campagne de dons intitulée "Soutiens ton club". Ce dispositif s’adresse aux "60% d’associations sportives" qui ne bénéficient pas des mesures de chômage partiel car elles n’ont pas de salariés et "fonctionnent seulement avec le bénévolat", a expliqué, mardi 19 mai sur franceinfo, la ministre des Sports Roxana Maracineanu. Ces clubs comptaient sur des tournois, des événements, annulés à cause du coronavirus. Ces dons seront un moyen de les faire vivre et de valoriser "les dispositifs et les projets associatifs qui sont d’intérêt général".

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franceinfo : ce dispositif sera-t-il vital pour de nombreuses associations, de nombreux clubs sportifs ?

Le gouvernement et les collectivités territoriales ont tout fait pour maintenir les subventions aux associations sportives et nous avons ouvert des dispositifs de soutien au chômage partiel pour toutes les associations. Néanmoins, 60% d’entre elles n’ont pas de salariés, elles fonctionnent seulement avec le bénévolat et l’engagement des adhérents. Ce dispositif s’adresse à ces associations qui vont avoir besoin du soutien public, du soutien des citoyens qui ont envie de faire un don qui sera considéré comme du mécénat.

On parle de structures qui engagent des frais pendant l’année et qui comptent parfois sur des tournois, pendant les week-ends qui arrivent, pour les financer ?

C’est vrai qu’on entend beaucoup parler du football à très haut niveau, des matchs arrêtés, du rugby. Mais il y a plein de petits tournois de quartiers, de compétitions de course à pied, de cyclisme, de football, qui ont dû être annulés à cause de la crise sanitaire et qui engendraient des rentrées d’argent pour les associations puisque les subventions ne représentent qu’une petite partie de l’argent qui fait vivre un club. Même sans salariés à payer, il y a des frais de fonctionnement, des équipements. Nous avons donc voulu proposer cette plateforme, qui sera aussi un moyen de valoriser les dispositifs et les projets associatifs qui sont d’intérêt général, qui méritent aussi qu’on s’y intéresse.

Est-ce que vous arrivez à recenser les clubs qui sont en danger ?

Nous avons fait une étude d’impact qu’on a pu démarrer très vite car le sport a été touché très tôt par l’arrêt des événements et des compétitions. On a pu effectivement évaluer ce manque à gagner qui est très important pour le sport, toutes structures confondues, qui est de 20 milliards d’euros. Pour que ça reparte, il faut que ça reparte de la base, et il faut donc que l’on soutienne le monde associatif qui sera aussi très utile à la rentrée.

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