"Avec ce confinement-déconfinement, on paie aujourd’hui notre impréparation et notre manque d’anticipation de la crise", juge le député RN Louis Aliot

Le député du Rassemblement national pointe notamment le fait que ce sont massivement les collectivités et non l'État qui ont payé pour les masques. Ces derniers manquent toujours, comme les tests, ajoute-t-il.

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Louis Aliot, député du Rassemblement national, sur franceinfo vendredi 7 février 2020. (FRANCEINFO / RADIOFRANCE)

Le député (RN) des Pyrénées-Orientales Louis Aliot a estimé vendredi 15 mai sur franceinfo que la France payait, "avec ce confinement-déconfinement", son "impréparation" et son "manque d’anticipation de la crise". Citant l’exemple des masques, il a estimé que la promesse du gouvernement n’était "toujours pas tenue" et que c’était les collectivités locales qui avaient su au contraire répondre présentes.

Je vous signale qu'on n'a toujours pas les masques, ce sont les collectivités qui ont commandé des masques. L'État avait promis un masque par Français, mais la promesse n'est toujours pas tenue.

Louis Aliot, député RN des Pyrénées-Orientales

à franceinfo

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Louis Aliot évoque également une promesse non tenue sur la question des dépistages du Covid-19. "Avec ce manque d’anticipation, les Français ont eu l'impression que le gouvernement subit en permanence. J'ajoute que la cacophonie entre les différents médecins, professeurs émérites etc., a semé un certain trouble, il faut le dire, sur l'épidémie et a manière d'en sortir. Le gouvernement est responsable d'un certain nombre de choses, il faudra en faire le bilan", a ajouté Louis Aliot.

Aux frontières, Louis Aliot prône un "test massif"

L'Espagne a décidé d’imposer, dès vendredi, des mesures de quatorzaine aux ressortissants étrangers entrant sur son territoire, Français compris. Pour Louis Aliot, la frontière entre la France et l’Espagne était déjà, de toute façon, très contrôlée, depuis le début de la crise. "La frontière laisse passer les marchandises, elle laisse passer les cas sérieux pour des problèmes de santé, des problèmes familiaux, mais elle était déjà excessivement contrôlée et personne ou presque ne peut passer", rappelle-t-il. "Après, chaque pays est souverain en fonction de sa situation nationale. Si l'Espagne juge que sa situation sanitaire l'oblige à contrôler les étrangers qui viennent sur son territoire, c'est de sa responsabilité", a ajouté Louis Aliot, qui pense que la France "devrait" faire de même "par rapport à des étrangers, y compris dans les aéroports, pour des vols qui viennent de l'international". 

Si des restrictions sont déjà appliquées par la France, et que l’Élysée a annoncé jeudi que des mesures de quatorzaine seraient prise "par réciprocité" avec l’Espagne dans un délai qui n’a pas été précisé, Louis Aliot veut aller plus loin et propose de "tester massivement tous les travailleurs frontaliers". "Si on veut limiter l'épidémie, il faut évidemment contrôler les travailleurs frontaliers, les tester. Nous sommes pour un test massif. Il ne faut pas les mettre en quarantaine, il faut les tester. Les tester et isoler celles et ceux qui sont malades", a plaidé Louis Aliot.

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