Royaume-Uni : les hommes sont plus touchés par le Covid-19 que les femmes, l'Euro de football pointé du doigt

En Angleterre, le nombre de personnes infectées double tous les six jours en moyenne, selon une étude publiée jeudi.

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Des supporters anglais font la fête après la victoire de leur équipe face au Danemark lors de la demi-finale de l'Euro, le 7 juillet 2021 à Londres (Royaume-Uni).  (MI NEWS / NURPHOTO / AFP)

Les hommes sont pour la première fois plus nombreux que les femmes à être testés positifs au Covid-19 en Angleterre, selon une étude publiée jeudi 8 juillet. La raison pourrait être à chercher du côté... du football. Les auteurs évoquent comme possible explication les rassemblements pour regarder les matchs de l'Euro.

>> Covid-19 : les dernières informations dans notre Direct

Les résultats provisoires de cette étude de l'Imperial College London et d'Ipsos Mori montrent qu'une personne sur 170 était infectée en Angleterre entre le 24 juin et le 5 juillet et que le nombre de personnes infectées double tous les six jours en moyenne.

Des différences d'interactions sociales

"Nous avons remarqué dans le cycle actuel que la prévalence est plus élevée chez les hommes que chez les femmes", a noté Paul Elliott, professeur d'épidémiologie et de médecine de santé publique à l'Imperial College de Londres et directeur du programme React, vaste étude mesurant l'évolution de la transmission du virus dans la population.

"Les femmes ont environ 30% moins de risques d'être testées positives dans notre étude, une fois que nous avons ajusté (les résultats) avec d'autres variables", a indiqué le professeur Elliott. Le taux de prévalence est d'environ 0,7% chez les hommes et d'environ 0,5% chez les femmes. Selon Steven Riley, professeur de dynamique des maladies infectieuses à l'Imperial College, ces variations en termes de transmissions sont probablement dues à des différences d'interactions sociales.

"Et en raison du moment où cela se produit, il se peut que le fait de regarder le football amène les hommes à avoir une activité sociale plus importante que d'habitude", a-t-il dit. "Si je devais spéculer sur l'impact de l'Euro, (...) je penserais à la probabilité accrue que les gens se mélangent à l'intérieur plus fréquemment qu'ils ne le feraient autrement", a dit le professeur Riley, soulignant que les risques de contaminations étaient plus forts à l'intérieur.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Covid-19

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.