1er mai : « Confinés, mais pas bâillonnés »

Pour la première fois depuis la Seconde guerre mondiale, pas de manifestation dans les rues pour ce 1er mai inédit. Mais pour les syndicats, pas question de rester silencieux.  

France 2

"1er mai, du fric pour le public". Un brin d’imagination pour exprimer, même confinés, des revendications. Pour ce 1er mai inédit, des affiches fleurissent sur les ponts, aux balcons et aux fenêtres. "Il y a bien quelque chose qu’on ne peut pas confiner, c’est notre conscience et notre esprit", explique un militant depuis sa fenêtre. Pour une militante bloquée chez elle, il était nécessaire de s’exprimer en peinture. "Confinés, mais pas bâillonnés", clame-t-elle.

"Il n’y a rien qui s’arrête "

En Corrèze, c’est depuis son jardin décoré pour l’occasion, que Gilles Tardieu compte manifester. "Même s’il y a confinement, la lutte continue. Tout ce qui a été fait par rapport au monde du travail et aux salariés, il n’y a rien qui s’arrête", assure ce secrétaire de la CGT Corrèze. À Marseille, dans les Bouches-du-Rhône, quelques gilets jaunes ont choisi de se rassembler devant l’hôpital de la Timone, en prenant quelques précautions sanitaires.

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A Paris, cet homme vêtu d'un gilet jaune était seul pour porter sa pancarte, sur laquelle était notamment écrit "Nous avons droit aux miettes, nous voulons 100%". (MARTIN BUREAU / AFP)