Levothyrox : la nouvelle formule n'a pas provoqué de hausse de "problèmes graves", selon le rapport final de l'Agence du médicament

L'analyse a fait suite à la vague de déclarations d'effets indésirables inexpliqués qui avait suivi l'introduction par le laboratoire Merck de la nouvelle formule du médicament.

La nouvelle version du Levothyrox, introduite au printemps 2017 par le laboratoire Merck, était destinée à apporter davantage de stabilité au produit.
La nouvelle version du Levothyrox, introduite au printemps 2017 par le laboratoire Merck, était destinée à apporter davantage de stabilité au produit. (VOISIN / PHANIE / AFP)

Le passage à la nouvelle formule du Levothyrox n'a pas provoqué de "problèmes de santé graves", selon le rapport final d'un vaste étude menée sur plus de 2 millions de patients, publié jeudi 14 juin par l'Agence du médicament (ANSM). Cette étude de pharmaco-épidémiologie a fait suite à la vague de déclarations d'effets indésirables inexpliqués qui avait suivi l'introduction par le laboratoire Merck, au printemps 2017, de la nouvelle version du Levothyrox.

Selon le rapport de l'ANSM, l'étude n'a pas mis en évidence d'augmentation de problèmes de santé graves (décès, hospitalisations, arrêts de travail...) ni de consommation de médicaments destinés à traiter des symptômes déclarés (antidouleurs, corticoïdes, antimigraineux, antivertigineux, antidiarrhéiques...) en lien avec le passage à la nouvelle formule du Levothyrox en France.

En revanche, elle montre "une nette augmentation" des consultations, équivalant à 360 000 consultations supplémentaires pour l'ensemble de la population traitée en France (quelque 3 millions de personnes, majoritairement des femmes). A ces consultations, particulièrement de généralistes et d'endocrinologues, s'ajoute une hausse relative de l'utilisation de certains médicaments comme les benzodiazépines (pris généralement pour dormir ou contre l'anxiété).