Justice : le procès du Levothyrox s'ouvre à Lyon

Plus de 4 000 malades de la thyroïde ont porté plainte contre le laboratoire Merck pour défaut d'information sur la nouvelle formule du Levothyrox. Le procès s'ouvre lundi 3 décembre à Lyon dans le Rhône.

Raphaëlle Levasseur fait partie des 4 113 plaignants à l'origine d'une procédure inédite lancée contre le laboratoire Merck. Accompagnée de son père, cette entrepreneuse de 37 ans a porté plainte contre le fabricant de Levothyrox pour défaut d'information. Après avoir pris la nouvelle formule de ce médicament, Raphaëlle Levasseur dit être devenue l'ombre d'elle-même. "Je ne pouvais plus me lever, je suis devenue paralysée des jambes jusqu'au bassin, j'étais incapable de travailler", confie-t-elle.

Un changement de formule qui fait polémique

Le Levothyrox était à l'époque le seul médicament prescrit en France pour les malades de la thyroïde. Un traitement dont la formule a été changée au printemps 2017, avant que des milliers de patients ne se plaignent de ses effets secondaires. Dans cette affaire, le laboratoire Merck affirme avoir informé plus de 100 000 professionnels de santé avant de changer sa formule. Pourtant, de nombreux patients l'ignoraient. Désormais, les malades attendent que la justice reconnaisse leur statut de victime. Outre la procédure qui s'engage à Lyon dans le Rhône lundi 3 décembre, une enquête pénale et des expertises médicales sont en cours à Marseille (Bouches-du-Rhône) et à Toulouse (Haute-Garonne). 

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Une boite de Levothyrox (illustration). 
Une boite de Levothyrox (illustration).  (REMY GABALDA / AFP)