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Plus d'un tiers des Français sont allés aux urgences ces douze derniers mois

C'est ce qui ressort d'une étude publiée mardi. Parmi les causes invoquées : l'impossibilité de savoir où trouver un médecin de garde.

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France Télévisions
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Les urgences de l'hôpital La Palmosa, à Menton (Alpes-Maritimes), le 21 août 2012. Plus d'un tiers des personnes interrogées se sont rendues aux urgences au cours des douze derniers mois, selon une étude TNS Sofres-Fédération hospitalière de France publiée le 21 mai 2013. (MAXPPP)

Un homme qui a les yeux qui piquent, un autre qui s'interroge sur la texture de sa peau, une maman qui s'alerte parce que son bébé "fait des bulles"... Comme le note le blog Souriez, vous êtes soignés, tenu par des internes en médecine, de plus en plus de Français ont recours aux urgences des hôpitaux publics. Et leurs motifs sont plus ou moins justifiés. C'est ce qui ressort d'une étude réalisée par TNS Sofres et la Fédération hospitalière de France, publiée mardi 21 mai.

Alors que l'engorgement des urgences fait régulièrement l'actualité, 35% des personnes interrogées s'y sont rendues au cours des douze derniers mois. Parmi elles, 76% disent l'avoir fait pour "avoir la garantie d'être hospitalisé en cas de besoin" et 59% pour avoir des examens complémentaires qui peuvent être "réalisés tout de suite".

Un quart des sondés s'y rendent "car on ne paye rien"

Autre enseignement : un grand nombre de sondés (43%) disent être allés aux urgences car ils ne savaient "pas où trouver un médecin de garde en ville la nuit et/ou le week-end". Et près d'un quart (24%) s'y rendent car "on ne paye rien aux urgences".

Pour limiter l'engorgement chronique, 81% se disent prêts à "passer d'abord par une maison de garde pour les cas les plus légers". La possibilité de contacter systématiquement le Samu par une orientation téléphonique préalable convainc 63% des sondés.

Cette étude montre aussi que la télémédecine, qui permet de réaliser un traitement ou un diagnostic à distance grâce aux nouvelles technologies, est plutôt bien accueillie. Près des deux tiers (59%) des personnes interrogées sont prêtes à recourir à la télésurveillance médicale, qui permet de transmettre des données (analyses, radios, etc.) à un professionnel de santé qui les interprète à distance.

 

Cette étude a été réalisée auprès d'un échantillon de 1 011 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, interrogé en face à face entre les 27 et 30 mars.

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