L'IHU de Marseille accusé de mener "une expérimentation sauvage" contre la tuberculose

Mediapart affirme que cet essai clinique a été "initié par le professeur Didier Raoult et son adjoint", et ce "malgré les refus de l'Agence nationale de sécurité du médicament".

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France Télévisions
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Didier Raoult à Marseille (Bouches-du-Rhône), le 27 août 2020. (CHRISTOPHE SIMON / AFP)

Une "expérimentation sauvage" a-t-elle été menée sur plusieurs patients de l'Institut hospitalo-universitaire (IHU) de Marseille "depuis au moins 2017" et jusqu'en "mars 2021" ? C'est qu'affirme une enquête publiée vendredi 22 octobre par Mediapart (article payant). Selon les informations du site, qui cite des soignants de l'IHU, cet essai non autorisé a été "initié par Didier Raoult et son adjoint Michel Drancourt" et ce "malgré les refus de l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM)".

D'après Mediapart, cette expérimentation contre la tuberculose aurait consisté en "une combinaison de quatre médicaments, dont l'efficacité n'a jamais été démontrée, ni même évaluée, et qui pouvait même être toxique". Pire, "nous avons constaté de graves complications rénales sur certains patients", alerte un soignant de l'IHU, sous couvert d'anonymat, "mais je ne sais pas si ces effets ont été officiellement déclarés
puisque cet essai n’était de toute façon pas autorisé".

Interrpogé par Mediapart, François Crémieux, le nouveau directeur de l'Assistance publique-Hôpitaux de Marseille (AP-HM), dont dépend l'IHU, assure que "des enquêtes seront diligentées sans délai" et que des "mesures seront prises en cas de manquements, afin qu'aucun essai clinique ne puisse plus être mené en dehors de toute réglementation". Et de promettre que "l'AP-HM donnera suite à toutes les alertes sur cet essai non autorisé et sur ses complications".

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