Le CHU de Bordeaux condamné après la mort d'une patiente prise en charge trop tardivement

La victime, âgée de 48 ans, était atteinte d'un syndrome inflammatoire rare. Elle est décédée deux jours après son transfert en réanimation.

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
L'hôpital Pellegrin, à Bordeaux, le 25 janvier 2020. (MAXPPP)

Le CHU de Bordeaux a été condamné mardi à indemniser la famille d'une patiente décédée en 2018 après avoir attendu plus de dix heures pour être transférée en réanimation, selon un jugement du tribunal administratif consulté par l'AFP vendredi 24 juin.

La patiente de 48 ans, atteinte d'un syndrome inflammatoire rare, avait été admise une première fois aux urgences du CHU de Bordeaux après un malaise le 28 février 2018. On lui avait alors diagnostiqué une pneumopathie droite et prescrit un traitement antibiotique.

"Sous-estimation de la gravité de l'état de santé"

Elle a ensuite été admise une nouvelle fois le 8 mars à 10 heures dans ce même hôpital, avec de la fièvre et une tension basse, avant que son état ne s'aggrave et que le Samu soit alerté à 12h30 pour la transférer dans un autre hôpital du CHU. L'équipe médicale d'urgence est arrivée à 20h30, avant de la transférer en réanimation où elle est morte deux jours plus tard des suites d'un syndrome de détresse respiratoire aigüe.

Pour le tribunal, "le retard de prise en charge en service de réanimation", qui découle de "la sous-estimation de la gravité de l'état de santé" de la patiente, lui avait causé une perte de chance de survie de l'ordre de 50%. Le tribunal a condamné le CHU à verser 47 378 euros à la succession et aux ayants droit de la patiente pour leurs préjudices subis. Au cours de l'audience, la défense du CHU avait affirmé que la prise en charge de la patiente était "conforme aux règles de l'art".

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Hôpital

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.