CHU Toulouse : la justice ordonne le retrait d’une fresque érotique 

Selon le juge des référés, le caractère pornographique de la fresque porte une atteinte grave à la dignité humaine.

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Radio France
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L'hopital Purpan à Toulouse. (BÉNÉDICTE DUPONT / FRANCE-BLEU OCCITANIE)

Le tribunal administratif de Toulouse ordonne au CHU de retirer une fresque exposée dans la cantine de l’internat de l’hôpital Purpan de Toulouse, indique mercredi 8 décembre France Bleu Occitanie. Parodie ouvertement érotique de La liberté guidant le peuple d’Eugène Delacroix, cette peinture représente des cadres du CHU en plein rapport sexuel, se mordant les fesses, avec un collier autour du cou ou à quatre pattes. Le juge des référés estime que le caractère pornographique de la fresque porte une atteinte grave et manifestement illégale au respect de la dignité humaine.

Deux associations féministes et un syndicat sont à l’origine du référé-liberté examiné la semaine dernière par la tribunal administratif de Toulouse. Outre l’atteinte à la dignité humaine, le juge avait été saisi sur le fondement d’atteintes à l’égalité entre les femmes et les hommes et la liberté fondamentale de ne pas subir de harcèlement sexuel au travail.

Une fresque jugée dégradante, pornographique et sexiste

Le syndicat Sud Santé Sociaux et les associations féministes dénoncent une fresque laide, dégradante, pornographique et sexiste, alors que certains internes revendiquent une forme de liberté d’expression et une culture "carabine", propre aux étudiants en médecine, assumant ouvertement la grivoiserie et l’auto-dérision. Une tradition tellement ancrée que la polémique n'est pas venue des rangs des étudiants eux-mêmes ou du personnel de l'hôpital reconnaissable sur le tableau et qui a donné son accord.

Le 25 octobre dernier, face aux articles de presse de plus en plus nombreux, le CHU de Toulouse avait déjà demandé à l’association des internes de décrocher la fresque érotique. La consigne n’a jamais été suivie jusqu’à cette décision du tribunal administratif de Toulouse qui rejette par ailleurs la demande de poursuites disciplinaires à l’encontre des agents ayant décidé de l’accrochage de la peinture.

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