À Pointe-à-Pitre, le personnel du CHU toujours en grève

Un mouvement de grève générale a débuté au CHU de Guadeloupe le 23 juillet, et même depuis le 10 juillet aux urgences et à la maternité.

Pointe-à-Pitre
Pointe-à-Pitre (© Bgabel sur wikivoyage shared)

Ils étaient plusieurs milliers à défiler dans les rues de Pointe-à-Pitre le 1er août pour soutenir le personnel du CHU en grève. Un appel à la mobilisation générale a été lancé par 11 organisations syndicales le 23 juillet pour dénoncer le manque de moyens humains et matériels, ainsi que la vétusté et l’exiguïté des locaux. La grève a même commencé le 10 juillet aux urgences et à la maternité. Pour le moment, la majorité des services fonctionnent en service minimum.

Le CHU de Guadeloupe a été victime d’un incendie majeur le 28 novembre 2017. Depuis, l’établissement fonctionne depuis de façon perturbée. D’après le personnel, plusieurs services ont été délocalisés dans des locaux transitoires inadaptés. La dette fournisseur de l’établissement est estimée à 49 millions d'euros.

Le directeur menace d'assigner en justice les syndicats

Le cortège du 1er août est parti du CHU vers le centre-ville de Pointe-à-Pitre, avant de se rendre devant la sous-préfecture. La radio RCI a dénombré 6.000 manifestants, la police 2.500.

Pour l’instant, les négociations entre la direction du CHU et les autorités sanitaires n’ont abouti à aucun accord. Le directeur Gérard Cotellon a même menacé d'assigner en justice les organisations syndicales qui bloqueraient l'entrée de l’établissement, avec une astreinte quotidienne de 5.000 euros.

La population est pourtant clairement du côté des grévistes : 82% de des Guadeloupéens estiment que ce mouvement social est justifié, selon un sondage Qualistat réalisé en juillet 2019. Les négociations ont repris le 2 août au matin