Handicap : aides au recrutement, à la "vie partagée", langue des signes... Quelles sont les mesures annoncées par le gouvernement ?

Après la tenue d'un comité interministériel du handicap, lundi, le gouvernement a présenté de nouvelles mesures, comme l'extension dès le 1er janvier 2021 du dispositif de la prestation de compensation du handicap.

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Le Premier ministre, Jean Castex, lors d'une conférence de presse à Paris, le 22 octobre 2020. (ARTHUR NICHOLAS ORCHARD / HANS LUCAS)

De nouvelles aides pour mieux concilier handicap et parentalité, un soutien prolongé aux embauches, une communication officielle plus accessible : le gouvernement a présenté lundi 16 novembre de nouvelles mesures en faveur des personnes handicapées, voulant montrer qu'il ne "ralentit pas" les réformes, malgré la crise sanitaire.

Un comité interministériel du handicap (CIH), organisé à Matignon dans la matinée autour de Jean Castex et de la secrétaire d'État chargée du Handicap, Sophie Cluzel, a réuni en visioconférence 18 ministres, dont Jean-Michel Blanquer (Education), Elisabeth Borne (Travail) et Gérald Darmanin (Intérieur), mais également les représentants des associations de personnes concernées.

Couvrir des aides à la parentalité

Ce rendez-vous a été "l'occasion pour chacun des ministres d'avoir un aiguillon qui nous rappelle la réalité de la vie quotidienne de toutes les personnes en situation de handicap", a déclaré à la presse le Premier ministre à l'issue de la réunion.

La réunion a aussi donné lieu à l'annonce de certaines mesures nouvelles, comme l'extension dès le 1er janvier 2021 du dispositif de la prestation de compensation du handicap pour couvrir des aides à la parentalité.

Concrètement, les parents concernés pourront rémunérer un intervenant, une heure par jour, pour qu'il les aide à s'occuper de leur enfant. Mais ils auront également droit désormais à la prise en charge de certains équipements, comme par exemple une table à langer de hauteur réglable, s'ils se déplacent en fauteuil roulant.

Quelque 17 000 parents en situation de handicap sont concernés, et potentiellement bien plus. L'un des objectifs de la réforme est en effet d'éviter que des personnes, en raison des difficultés liées à leur handicap, renoncent à avoir des enfants.

Des aides à l'embauche

A l'occasion de la 24e Semaine européenne pour l'emploi des personnes handicapées, qui a débuté lundi 16 novembre, il a également été annoncé la prolongation jusqu'au 30 juin des aides à l'embauche mises en œuvre dans le plan de relance. Cette aide, de 4 000 euros pour chaque personne handicapée recrutée en CDI ou CDD de plus de trois mois, doit permettre "30 000 recrutements", a dit Jean Castex.

En matière d'emploi, "l'Etat doit montrer l'exemple", le Premier ministre annonçant un "développement du recrutement d'apprentis en situation de handicap" et une "facilitation de leur intégration pour leur proposer des perspectives dans la fonction publique d'Etat sur le long terme".

Autre annonce : la "sanctuarisation" de 10 millions d'euros pour permettre à l'ensemble des discours des ministres d'être sous-titrés et traduits en langue des signes, afin d'être accessibles aux personnes sourdes et malentendantes.

Concernant le logement, Jean Castex a précisé que 45 millions d'euros seraient déployés entre 2021 et 2023 pour financer des "aides à la vie partagée" qui permettront de "favoriser l'habitat inclusif" via des petites unités de logement en cœur de ville. Concrètement, il s'agira d'une "offre qui permet à six ou sept personnes d'être en colocation, avec un accompagnement et une aide individualisée", a détaillé Sophie Cluzel, vantant "la construction d'un nouveau vivre-ensemble". Le Premier ministre s'est engagé à réunir un nouveau CIH d'ici à six mois.

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