Campagne de l'Unicef en faveur de l'allaitement maternel : "Les femmes ont le droit de choisir !"

Sur les réseaux sociaux, les avis sont mitigés après la campagne de l'Unicef faisant la promotion de l'allaitement maternel. Les lecteurs de francetv info ont également été nombreux à réagir. 

Une campagne de l\'Unicef lancée à l\'occasion de la  semaine mondiale de l\'allaitement maternel du 1er au 7 août 2016 fait la promotion du lait maternel. 
Une campagne de l'Unicef lancée à l'occasion de la  semaine mondiale de l'allaitement maternel du 1er au 7 août 2016 fait la promotion du lait maternel.  (JEREMY MADEA / MOMENT RF / GETTI IMAGES)

"L’allaitement stimule la santé d’un enfant, son QI, ses performances scolaires et son revenu à l’âge adulte", scande l'Unicef. A l'occasion de la semaine mondiale de l'allaitement maternel du 1er au 7 août, l'agence de l'ONU a publié, sur les réseaux sociaux, de nombreux messages faisant la promotion du lait maternel.

Cette campagne n'a pas toujours été bien perçue par les internautes, qui ont rapidement défendu la liberté de choisir, pour une mère, la manière dont elle nourrit son enfant. Les lecteurs de francetv info ont eux aussi donné leur avis. Vous avez été nombreux à réagir dans notre live. Voici quelques-uns de vos témoignages. 

"Une campagne pour faire culpabiliser"

"Laissez les gens faire leur choix", écrit @anonyme, qui dénonce une "campagne de communication pour faire culpabiliser les mères qui n'ont pas allaité leur enfant". Cet internaute donne plusieurs exemples de mères pouvant être blessées par les messages de l'Unicef. Et d'énumérer : "Les mamans qui, malades, n'ont pas le droit d'allaiter à cause de leur traitement, les mamans qui n'ont pas la capacité physique d'allaiter, les papas seuls qui ont perdu leur femme."

"Les femmes ont le droit de choisir !"

@EmmieLee raconte, quant à elle, qu'elle a été forcée d'allaiter sa fille à la maternité. "J'en ai souffert", se souvient-elle. "Elle n'a pas été immunisée plus qu'un autre enfant et est même tombée malade très souvent pour ses deux premières années, sans qu'il y ait d'antécédents dans nos familles", ajoute la mère de famille avant de terminer : "Les femmes ont le droit de choisir !"

"Je suis passée pour une égoïste"

Au contraire, @carot6 a choisi d'allaiter ses "trois enfants pendant deux ans et demi". "J'ai subi les regards, les remarques culpabilisantes de personnes qui ne comprennent pas l'allaitement prolongé", raconte-t-elle. Cette maman se souvient du regard dépréciateur des autres : "Je suis passée pour une égoïste incapable de couper le cordon avec ses enfants."

@Carot6 souligne également qu'allaitement n'est pas synonyme d'éloignement du père. "Ce choix peut être partagé avec le papa. Mon mari s'est toujours levé la nuit, a tissé de forts liens avec ses enfants sans avoir jamais donné un biberon. Mais il change les couches, les baigne et surtout les câline avec un regard doux et bienveillant", décrit-elle.

"Et le droit des pères à nourrir le bébé au biberon ?"

Un avis que ne partage pas @unpapaenervé, qui dénonce "la propagande" pro-allaitement maternel. "Mon fils a été élevé au lait en poudre, n'a jamais été allaité et n'a jamais eu de problème de santé particulier", explique-t-il, fier d'annoncer que son fils fait partie des trois meilleurs élèves de sa classe depuis plusieurs années. 

"Quand ma fille est née, j'ai aussi eu droit au message culpabilisant envoyé dans la mallette de bienvenue du conseil général. On a l'impression que l'allaitement n'est pas un choix mais une obligation morale", dénonce-t-il. Le père de famille défend également le "droit des pères de nourrir leur bébé au biberon, et sans avoir envie de passer par des tire-lait", qu'il juge "pas très glam."

Il assure également que "le lait en poudre reconstitué présente des nutriments aussi riches que le lait maternel. Sans oublier que la qualité du lait maternel dépend aussi de l'alimentation et du mode de vie de la mère".