Vidéo "Faire pousser sa propre nourriture, développer la communauté, nourrir les gens, c'est ça être gangsta", estime Ron Finley

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Durée de la vidéo : 3 min.
Voici Ron Finley, alias le "Gangsta Gardener". Son surnom n'a rien à voir avec les gangs...et tout à voir avec le jardinage en ville.
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France Télévisions

Voici Ron Finley, alias le "Gangsta Gardener". Son surnom n'a rien à voir avec les gangs...et tout à voir avec le jardinage en ville.

"En fait, tout a commencé à cause du manque de possibilités de voir la beauté tous les jours dans le quartier.  Alors j'ai décidé que c'était ce que je voulais faire. En gros, si ça n'existe pas, tu le fais." En 2010, Ron Finley a commencé à créer un jardin géant dans le quartier de South Central à Los Angeles, une zone qu'il décrit comme une prison alimentaire. "Ces quartiers sont de l'esclavage alimentaire. On ne peut pas avoir de produits alimentaires sains dans son quartier. C'est de l'esclavage alimentaire. Quand il y a d'autres quartiers, tout ce qu'ils ont à faire, c'est ça, et des toasts à l'avocat bio apparaissent comme par magie dans leur main", déplore Ron Finley.

"Je voulais voir la beauté partout. Je voulais la sentir. Je voulais qu'elle m'envahisse."

La culture de produits comme les oignons, les bananes ou encore les groseilles à maquereau est devenue sa façon à lui de protester. En effet, pour Ron, le jardinage est devenu bien plus qu'un loisir. "Ce que les jardins représentent pour moi, c'est la libération d'un système d'esclavage oppressif", explique Ron. Aussi, il pointe la dépendance à autrui pour leur nourriture. "Celui qui contrôle la nourriture contrôle ta vie. Une fois que tu commences à la contrôler, tu contrôles ta propre vie", souligne-t-il. Aujourd'hui, il espère encourager d'autres personnes à cultiver leur propre nourriture. "Quand tu jardines, tu pratiques la vie. Tu réfléchis. Tout ce que tu fais va être transmis", conclut Ron.

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