Sable du Sahara : "Une pollution radioactive bien réelle et parfaitement indiscutable", selon le spécialiste Pierre Barbey

Spécialiste de la radioprotection à l’Université de Caen, Pierre Barbey explique pourquoi le sable du Sahara, porté par des vents jusqu'en France, contient des particules radioactives.

Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Pollution aux particules fines à Lyon, le 25 février 2021.  (RICHARD MOUILLAUD / MAXPPP)

"Les données qu'on a publiées sont sans ambiguïté du césium 137" qui "remonte au début des années 60, quand la France a fait ces essais nucléaires atmosphériques dans le Sahara", explique le spécialiste de la radioprotection à l’Université de Caen et vice-président de l’association pour le contrôle de la radioactivité dans l’Ouest Pierre Barbey vendredi 26 février sur franceinfo, après la découverte de ces particules radioactives dans le sable du Sahara déposé sur une partie de la France par les vents, courant février.

Le scientifique souligne que "leur origine est clairement établie. (…)  Le césium est un produit de fission dominant à travers les essais nucléaires. C'est une substance radioactive qui émet des rayonnements pénétrants, des rayonnements gamma et il n'existe pas à l'état naturel", a-t-il rappelé : "C'est une pollution radioactive bien réelle et parfaitement indiscutable".

Les quantités de césium 137 mesurées en France sont "assez faibles" selon Pierre Barbey qui ajoute que "l'objet, n'est pas de dire qu'il y a une mise en danger de la population mais de rappeler un peu quelle est l'origine et la responsabilité de la France dans ces essais nucléaires", puisque "même si pour nous qui sommes très loin du Sahara, il y a une exposition qui est très faible, ce n'est pas du tout le cas des populations avoisinantes", précise-t-il, des populations qui "vivent dans ces régions et qui, il y a 60 ans, y ont subi des expositions extrêmement importantes" selon ce spécialiste de la radioactivité.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.