"Passer du jetable au durable de la manière la plus pratique possible" : Loop recycle la consigne

Cette nouvelle plate-forme de e-commerce vend des produits de marques consignés et livrés à domicile. 

Loop.
Loop. (FACEBOOK)

La commande sur Loop se fait de manière très classique, c'est quand la livraison arrive que la différence se fait sentir. "Je passe ma commande comme d'habitude, explique Laure Cucuron, la directrice de Loop, la différence c'est que pour chaque produit je vais mettre une caution de quelques centimes d'euros à quelques euros sur mon emballage."

La consigne est remboursée lorsque les emballages sont rendus par le client après avoir été récupérés à son domicile. "Je reçois mes produits dans un sac qui est lui aussi réutilisable, reprend Laure Cucuron, j'utilise mes produits comme d'habitude et ensuite je fais une demande d'enlèvement. L'objectif de la plateforme, c'est de passer du jetable au durable mais de la manière la plus pratique possible.

L'entreprise américaine TerraCycle, spécialisée dans le recyclage s'est associée à Carrefour pour proposer ce service qui vise à réduire les emballages à usage unique. Tous les produits sont donc livrés dans des boîtes en métal ou dans des bouteilles en verre. Une centaine de références de grandes marques sont disponibles, et 25 fabricants, comme Danone, Nivea ou la Biscuiterie de Provence se sont associées à ce projet. Loop sera lancé à New York au mois de mai.

"Pour garantir une performance environnementale, il faut un bon taux de retour"

"Ce qui se passe autour de la consigne c'est qu'il y a une effervescence", explique Agnès Jalier, experte du réemploi à l'agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (ADEME). "Il y a peut-être aussi une prise de conscience des consommateurs", poursuit-elle.

Est-ce que l'apparition de Loop sonne le retour de la consigne en France ? "On est convaincus qu'il y a un bénéfice pour tout ce qui va concerner des emballages en verre, affirme Agnès Jalier. En tous cas pour garantir une performance économique et environnementale il faut absolument un bon taux de retour. Pour ça, il faut une incitation financière."

Le transport reste l'angle mort de cette entreprise : les trajets supplémentaires pour laver et remplir de nouveau les emballages - certes tous sélectionnés pour resservir au moins cent fois - ont aussi un coût écologique.