La Nouvelle-Zélande va distribuer gratuitement des protections périodiques dans les écoles pour lutter contre la précarité menstruelle

Selon une étude, une adolescente néo-zélandaise sur 12 ne se rend pas à l'école durant ses règles faute d'accès à des protections féminines.

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Collecte de dons de produits hygiéniques pour les sans abris organisée par le centre d'action social de la Ville de Paris, le 14 avril 2020. (VIRGINIE MERLE / HANS LUCAS / AFP)

La Nouvelle-Zélande va distribuer des protections périodiques gratuites dans les établissements scolaires afin de lutter contre "la précarité menstruelle", a annoncé jeudi 18 février la Première ministre Jacinda Ardern. Selon une étude, une adolescente sur douze ne se rend pas à l'école durant ses règles faute d'accès à ces protections. "Les jeunes ne devraient pas rater leur éducation en raison de quelque chose de normal pour la moitié de la population", a-t-elle justifié.

"Fournir des protections gratuites à l'école est un moyen pour le gouvernement de s'attaquer directement à la pauvreté, d'aider à accroître le taux de fréquentation scolaire et d'avoir un effet bénéfique sur le bien-être des enfants."

Jacinda Ardern

Le programme débutera en juin et coûtera quelque 25 millions de dollars néo-zélandais (environ 15 millions d'euros) sur trois ans. La Première ministre a expliqué qu'il faisait suite à un projet pilote qui, l'an passé, a permis aux élèves de davantage s'impliquer dans leurs études et d'obtenir de meilleurs résultats scolaires.

La "précarité menstruelle" affecte les femmes qui n'ont pas les moyens d'acheter des serviettes hygiéniques, des tampons ainsi que des médicaments anti-douleur. L'an passé, l'Ecosse est devenue la première nation au monde à mettre à disposition des protections intimes dans tous les bâtiments publics.

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