Le nombre de décès liés à la pollution est en légère diminution mais "reste un risque conséquent", annonce Santé publique France

Il y a eu moins de décès liés à la pollution entre 2016 et 2019, annonce Santé publique France mercredi 14 avril. Mais le risque "reste conséquent", rappelle l'institut public.

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Panneau de signalisation lors d'un épisode de pollution de l’air en Haute-Savoie. (RICHARD VIVION / FRANCE-BLEU PAYS DE SAVOIE)

Le nombre de décès en France liés à la pollution de l’air est en légère diminution, mais cela "reste un risque conséquent", indique Santé publique France. L'établissement public dévoile mercredi 14 avril une étude que franceinfo a pu consulter. On apprend notamment que 40 000 décès par an sont liés aux particules fines.

La pollution représente 7% de la mortalité en France

L’étude porte sur la période 2016-2019. Elle concerne les personnes de plus de 30 ans. Elle identifie le nombre de décès attribuables aux particules fines dans l’atmosphère, celles qui pénètrent profondément dans les poumons. D’après ces résultats, cette pollution tuerait donc 40 000 personnes chaque année en France, soit 7% de la mortalité totale.

Les particules fines peuvent provoquer notamment des maladies cardio-vasculaires ou respiratoires. Elles sont relâchées dans l’air par nos chauffages, les voitures, l’industrie et les épandages de l’agriculture. Plus le territoire est dense, plus l’impact est important.

Pour autant cette étude note une amélioration par rapport à la dernière publiée en 2016. Elle compte 8 000 victimes de moins. C’est lié notamment à une baisse de la pollution, mais aussi à des "modèles d’exposition différents plus cohérents et robustes pour les zones urbaines que pour les zones rurales", explique Santé publique France.

Des vies sauvées grâce au premier confinement

L'institut ajoute pour la première fois le nombre de décès liés aux gaz d’échappement des voitures, le dioxyde d’azote qui fait 7 000 victimes par an.

Par ailleurs, Santé publique France évalue le nombre de vies sauvées grâce au premier confinement avec la baisse de pollution : 2 300 décès évités pour les particules fines, 1 200 pour le dioxyde de carbone.

La pollution de l'air ambiant demeure donc pour l'établissement public "un facteur de risque pour la santé en France". L'enjeu de santé publique est important, affirme Santé publique France qui incite "à poursuivre durablement les efforts de réduction sur toutes les sources de pollution", et demande aux pouvoirs publics de "poursuivre durablement les efforts de réduction de toutes les sources de pollution". C'est d'autant plus nécessaire que l'on peut tirer certains enseignements des effets du premier confinement avec des leviers d'action publique comme la baisse du trafic routier dans les zones urbaines ou encore la diminution d'émissions industrielles.

Santé publique France appelle aussi à agir sur l'essor du télétravail, ou encore les modifications des modes de déplacement pour réduire l'exposition de la population à la pollution de l'air.

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