Journée sans voiture à Paris : "Il y a des gens qui changent de comportement, c'est l'un des objectifs de cette journée"

Les Parisiens sont invités ce dimanche à laisser leur voiture au garage. Selon l'adjoint à la mairie de Paris Christophe Najdovski, cette opération permet de changer les habitudes.

Opération Journée sans voiture à Paris (ici sur les Champs-Élysées), le 16 septembre 2018.
Opération Journée sans voiture à Paris (ici sur les Champs-Élysées), le 16 septembre 2018. (FRANCOIS GUILLOT / AFP)

Pour la cinquième année consécutive, la ville de Paris organise dimanche 22 septembre la Journée sans voiture. Toute la capitale est concernée par cette opération, de 11 heures à 18 heures. Objectif : inciter les Parisiens à laisser la voiture au garage. Selon Christophe Najdovski, adjoint à la mairie de Paris, chargé des Transports, invité sur franceinfo, "il y a des gens qui changent de comportement, c'est aussi l'un des objectifs de cette journée".

franceinfo : Ce n'est pas un peu tard de commencer cette opération à 11 heures ?

Christophe Najdovski : Non, parce que la fréquentation est relativement faible en début de matinée. La plage horaire entre 11 heures et 18 heures correspond à une vacation pour les personnels donc en termes de coûts, c'est plus pratique pour nous. Mais, l'essentiel c'est surtout de vivre autrement, de faire en sorte qu'on se déplace dans une ville apaisée dans laquelle il n'y a quasiment pas de circulation. Seuls les bus et les taxis sont autorisés. On peut aussi utiliser les transports publics ou des moyens de locomotion non-polluants.

C'est surtout symbolique cette journée ou cela peut avoir un impact significatif en quelques heures et mesurable sur la qualité de l'air ?

Nous avons lancé la journée sans voiture au moment de la COP21, lorsque Paris a accueilli l'accord sur le climat. On voit bien que le secteur des transports est fortement émetteur de gaz à effets de serre. Il y a une dimension symbolique à se réapproprier la ville, à vivre la ville autrement pendant une journée. Il y a aussi un effet démonstratif, en montrant qu'au quotidien, on peut se déplacer autrement. Il y a des gens qui changent de comportement, c'est aussi l'un des objectifs de cette journée.

Comment inciter les Parisiens à privilégier les transports si les particules fines y sont plus importantes qu'en surface ?

Il y a de la pollution dans le métro, nos études l'ont montré, il faut être totalement transparent par rapport à cela. Mais ce n'est pas tout le métro qui est concerné, c'est ce qu'on appelle des points chauds, les particules sont soulevées notamment lorsqu'une rame entre dans une station.

Il faut donc travailler là-dessus et nous avons demandé à la RATP de le faire. Les transports sont organisés au niveau de la région Île-de-France, donc nous faisons pression auprès de la présidente de la région mais aussi de l'État, puisque la RATP est une entreprise d'État, de manière à ce que ce plan d'action soit mis en œuvre pour améliorer la qualité de l'air dans le métro.