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Environnement : un pressing sur huit utilise encore en Île-de-France un produit pourtant interdit depuis un an

Des contrôles de la direction régionale de l’environnement en Île-de-France ont révélé une vingtaine de pressings en infraction sur l’interdiction du perchloroéthylène, un solvant utilisé dans le nettoyage à sec et interdit depuis un an.
Article rédigé par Alain Gastal
Radio France
Publié
Temps de lecture : 1 min
Les machines de nettoyage à sec utilisant du perchloroéthylène ne sont plus autorisées depuis le 1er janvier 2022 en raison des risques de cancer. Pourtant certains pressings fraudent encore (illustration). (FRÉDÉRIC DUGIT / MAXPPP)

Le perchloréthylène ou tétrachloroéthylène (ou PCE) est un solvant chloré utilisé dans le nettoyage à sec des tissus. C’est une substance volatile dégageant une odeur âcre qui peut pénétrer dans l’organisme par inhalation des vapeurs, par ingestion et par contact avec la peau. Elle est interdite depuis le 1er janvier 2022 dans les pressings en raison de risques pour la santé. Le perchloréthylène  est, en effet, classé comme cancérogène probable par le Centre international de recherche contre le cancer. Seuls les établissements isolés dans les zones industrielles peuvent encore l'utiliser. Or, certains continuent toujours de l'utiliser comme l’ont révélé des contrôles inopinés de la direction régionale de l’environnement. 

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Sur les 160 établissements contrôlés sur la seule région Île-de-France, une vingtaine s’est révélée en infraction. "Un sur huit, c'est beaucoup", estime Olivier Risse, le président de la Fédération Française des Pressings et Blanchisseries. "Je ne les défends pas. Ils ont enfreint un règlement qui est désormais connu", dénonce-t-il. 

"Il y a eu des aides donc il n’y a aucune raison de poursuivre."

Olivier Risse, président de la Fédération Française des Pressings et Blanchisseries

à franceinfo

"Je pense que l’opération coup de poing a eu un effet bénéfique parce qu’elle aura fait réfléchir les derniers récalcitrants, poursuit le représentant. Beaucoup, avec la hausse des prix de l’énergie étaient en limite de rentabilité et n’avaient plus la possibilité d’investir. Ces gens-là vont disparaître de toute façon. Ils vont tirer le rideau, c’est une évidence".  

Et s’ils ne ferment pas boutique, les commerces concernés ont été mis en demeure de se mettre en conformité. Ils seront de nouveau contrôlés dans les prochains mois. 

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